L’Italie change sa législation sur les jeux d’argent

11 juin 2009 - L’Italie a ouvert son marché du jeu en ligne il y a deux ans à peine mais, déjà, elle a pu se rendre compte des limites de sa législation qu’elle s’apprête aujourd’hui à changer. Son système de taxation actuel repose, tout comme le prévoit le projet de loi français, sur les mises des joueurs, et non sur les profits des opérateurs. Au bout de deux années d’essai, force a été de constater que les opérateurs italiens n’ont pu tenir la distance, étouffés par une fiscalité inadaptée.

Autrement dit, les opérateurs licencés en Italie ont souffert économiquement de ce handicap, mais le gouvernement est également passé à côté de revenus certains s’il avait mieux pensé sa législation, dès le départ. En effet, sans compter ceux qui ont mis la clef sous la porte, de nombreux opérateurs ont préféré rester «illégaux», et le secteur dérivé du marketing a également rapporté moins que prévu.

Aujourd’hui, l’Italie se remet en question et propose une taxation sur le produit brut des jeux, autrement dit sur les profits des opérateurs, à raison de 20% environ. La France saura-t-elle en tenir compte pour éviter le même écueil?

Il faut l’espérer, car comme l’ont souligné les parties concernées, le régime fiscal prévu par le projet de loi (de 2% sur les mises en ce qui concerne le poker), impossible de tenir la cadence. Les joueurs parient de nombreuses mains, et leur pot serait nettement diminué, d’autant que chaque joueur qui contribue à la même cagnotte sera taxé d’autant. Bref, les sites illégaux se révèleront beaucoup plus intéressants pour les joueurs qui ne manqueront pas de le remarquer; d’ailleurs, les joueurs poker pro les plus célèbres ont déjà fait savoir que, si le projet de loi était maintenu comme tel, ils se tourneraient vers des sites illégaux. Les sites qui les sponsorisent actuellement, et qui espèrent pouvoir se mettre en ordre avec la législation française et demander une licence, les perdraient, eux et les profits qu’ils représentent.

Les acteurs du secteur ont bon espoir de changer l’opinion des législateurs français, d’autant plus aujourd’hui que l’Italie montre l’exemple. Au final, un régime fiscal trop restrictif voudra dire moins de revenus pour l’Etat français, et autant de joueurs sans protection sur les sites illégaux. Il est dans l’intérêt de tous de prendre en compte l’avis des opérateurs…


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