Everest Gaming prêt à entrer dans l’arène

28 mai 2009 - Dickson Jay, PDG d’Everest Gaming, qui opère le célèbre site Everest Poker, était présent le 11 mai dernier au colloque sur l’ouverture du marché français du jeu en ligne. Pour lui, la France a fait le bon choix, et tout le monde y gagnera: les opérateurs, bien sûr, mais aussi le gouvernement et les joueurs.

D’après lui, il est clair à l’heure actuelle qu’il ne sert plus à rien de se voiler la face, et d’ignorer la réalité: le jeu en ligne existe, il est en forte croissance, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Les pays qui ont fait le choix de l’interdire obligent leurs joueurs à parier dans un environnement non-sécurisé - parce que, oui, les joueurs continuent de jouer. Le meilleur choix est donc de profiter de l’opportunité qu’offre le jeu, à tous points de vue: les gouvernements protègent davantage leurs joueurs en régulant le marché, tout en retirant de juteuses taxes sur cette activité.

En effet, pour M. Jay, le jeu en ligne est une opportunité unique qu’il ne faut pas manquer. C’est une nouvelle forme de divertissement qui s’installe dans les sociétés, et les joueurs attendent un maximum de sécurité, un marché libre et concurrentiel, et un maximum d’avantages. Ils cherchent également à pouvoir régler leurs transactions de façon parfaitement sûr, et avec la méthode de paiement qui leur convient le mieux: ainsi, le gouvernement ne doit pas négliger ce point lors de la rédaction du projet de loi; il est important de permettre aux opérateurs de proposer un maximum d’options de paiement.

A côté de cela, il est effectivement important de prendre des mesures de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, et d’empêcher les mineurs d’âge d’avoir accès aux sites de jeu. Ces mesures ont été prises en compte dans le projet de loi, fort heureusement. Les opérateurs devront vérifier l’identité et l’âge de leurs joueurs. De plus, un système devrait permettre à tous les opérateurs légaux de savoir quels joueurs sont “interdits” - pour des raisons d’addiction, de fraude ou de blanchiment. Everest Gaming se pose ici en pionnier et offre ses services au gouvernement français, en proposant que ses informaticiens et ingénieurs se penchent sur la question et créent une solution intégrée pour tout le marché français.

(N.B. On sait aujourd’hui que c’est Pocket Kings, qui opère le site Fulltilt Poker, qui sera chargé de financer la création du portail des joueurs auto-exclus à un niveau mondial. Le contrat a été signé entre Pocket Kings et Adictel, organisme auquel Everest Gaming adhère par ailleurs.)

Everest Gaming se veut en effet un groupe responsable et conscient des valeurs éthiques qui, il le sait, jouent sur le rendement à long terme du secteur. Les sites qui encouragent le jeu responsable et offrent aux joueurs les moyens de se contrôler se créent une plus-value importante à terme, en permettant à leur modèle économique de continuer à croître. Everest Gaming, par exemple, reconnaît l’importance des organismes de lutte contre la dépendance au jeu et croit que les opérateurs doivent tous proposer une aide équivalente à leurs joueurs.

Cependant, là où le bât blesse, d’après M. Jay, c’est au niveau de la taxation proposée. Sans même se pencher sur les chiffres - que les opérateurs voudront de toute façon toujours revoir à la baisse -, c’est le modèle même de taxation qui ne correspond pas à la réalité du secteur. En effet, au poker par exemple, les bénéfices de l’opérateur sont prélévés sous forme de commission sur le “pot”, et varient entre 2 et 5%. Le modèle de taxation du projet de loi ne tient aucun compte de cette spécificité, sans même parler du cas des paris sportifs.

Dickson Jay a finalement conclu son intervention en assurant que l’ouverture profiterait largement à l’économie nationale, par la création de nombreux emplois, la construction de nouvelles infrastructures, les campagnes de publicité et l’organisation d’évènements terrestres.

A propos d’Everest Gaming:

Everest Gaming est un groupe opérateur de jeux en ligne basé à Montréal. Il existe depuis plus de 12 ans et possède des filiales dans de nombreux pays, dont certains européens. Sa crédibilité est assurée par deux licences d’exploitation différentes: l’une octroyée par le gouvernement de Kahnawake, au Canada, et l’autre par l’Autorité des Loteries et du Jeu de Malte; la LGA.
La maison-mère d’Everest Gaming, GigaMedia, est cotée en bourse au Nasdaq. Elle propose des logiciels et des services spécialisés pour le jeu en ligne, et est basée à Taiwan.
En ce qui concerne Everest Poker, le site le plus connu du groupe, il rassemble des centaines de milliers de joueurs, principalement européens (95% des revenus du sites viennent droit d’Europe). Au cours du dernier trimestre de 2008, environ 184 000 joueurs ont parié sur le site.


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