31/07/2008 : Sportingbet et Betfair s’allient contre le gouvernement de Nouvelle-Galles-du-Sud

Les deux concurrents ont décidé de s’allier contre l’état de Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, qui interdit la publicité aux opérateurs de jeu en ligne.

L’état de Nouvelle-Galles-du-Sud, en Australie, interdit la publicité aux opérateurs de jeu en ligne. Les concurrents Sportingbet et Betfair ont décidé de s’allier sur ce sujet et ont entrepris ensemble une procédure légale contre l’état de Nouvelle-Galles-du-Sud, l’accusant d’avoir des lois « protectionnistes », d’après le Sydney Morning Herald.

Reste à savoir si, s’ils gagnent leur procès, les deux alliés ne se batteront pas ensuite entre eux pour leur publicité.


29/07/2008 : Des normes pour le jeu européen

L’EGBA (European Gaming and Betting Association, Association de Jeu et de Pari Européenne) vient de lancer un ensemble de normes qui couvre tous les aspects du jeu au point de vue de la protection du joueur. Ces normes complètent les exigences légales déjà imposées par les juridictions délivrant des licences dans l’Union Européenne (Gibraltar, Alderney…).

Le but est d’assurer la protection des joueurs, un jeu équitable et honnête, et un comportement responsable de la part des opérateurs de jeu en ligne. Plus de 170 exigences techniques ont été adoptées pour prendre en compte tous les aspects du jeu et du pari en ligne, et des services associés.

Tous les membres de l’EGBA devront donc à l’avenir se conformer à ces normes, sans quoi ils seront rayés de l’association. Les membres de l’EGBA subissent annuellement une inspection réalisée par eCOGRA, un organisme s’assurant de la protection du joueur et des normes en vigueur. Cet organisme est lui-même sujet à des contrôles réalisés par l’un des organismes d’inspection du jeu les plus importants du monde.

L’EGBA avait déjà édité un « code de conduite » en 2003, auquel tous ses membres devaient se soumettre. Ce nouvel ensemble de normes vient donc s’y ajouter. Ce genre d’initiatives prises par des acteurs du jeu en ligne assure une ambiance de jeu sécurisante pour les joueurs, qui peuvent avoir la garantie qu’en Europe ils jouent dans un environnement fiable et sûr.

Ces standards ne font pas office de loi, puisqu’ils ne sont applicables qu’aux sociétés de jeu ayant décidé volontairement de faire partie de l’EGBA (gagnant par là-même une image de marque pour leur clientèle). Néanmoins, ils pourraient servir de base de réflexion aux gouvernements au moment de prendre des décisions à propos de la protection des consommateurs dans le milieu du jeu en ligne.

Ces normes incluent donc diverses mesures, parmi lesquelles la promotion du jeu responsable et la prévention du jeu des mineurs et des joueurs compulsifs ; la tolérance zéro face à la fraude ; la protection de la vie privée relative aux données des clients ; le paiement rapide et sans faute des joueurs ; la vérification par des organismes indépendants de l’équité des jeux ; et des pratiques de marketing responsables et éthiques.


28/07/2008 : Légère baisse de revenus chez Cryptologic

Le groupe Cryptologic Limited vient d’annoncer que le second trimestre de 2008 sera probablement un peu plus bas en terme de revenus par rapport au premier trimestre, mais cette légère baisse ne serait que passagère.

Le groupe Cryptologic Limited vient d’annoncer que le second trimestre de 2008 sera probablement un peu plus bas en terme de revenus par rapport au premier trimestre. Cela serait principalement dû à un effet de saison, et aux championnats de l’Euro 2008, ainsi qu’à d’autres facteurs ponctuels. En revanche, par rapport à la même période en 2007, les revenus du second trimestre 2008 restent en hausse.

Les autres facteurs ayant causé une légère diminution des revenus de la société sont à chercher dans les dépenses, qui ont été plus élevées que lors du premier trimestre. Entre autres, le paiement des frais professionnels, plus élevés que prévu.

Cryptologic est aussi en train d’améliorer son système de développement des sites pour les nouveaux clients, dans le but d’accélérer la procédure. La société a également étendu la protection de sa propriété intellectuelle. Ces deux opérations ont nécessité des dépenses administratives supérieures à la moyenne, mais ces coûts seront récupérés dans le futur.

Le rapport complet du dernier trimestre sera clôturé le 8 août. De toute façon, l’équipe de gestion de Cryptologic pense que la compagnie reste en phase de croissance, et que ses revenus augmenteront de façon significative à la fin de l’année ainsi qu’en 2009. Cette légère baisse ne serait donc que passagère et sera probablement compensée au cours des prochains mois. La compagnie vient d’ailleurs de signer cinq nouveaux contrats ; les bénéfices de l’opération se feront sentir dès le trimestre prochain.


27/07/2008 : Le bingo de Microgaming obtient la licence de Malte

Le groupe possède des licences pour ses produits de casino et de poker délivrées par l’Autorité des Loteries et du Jeu de Malte. Il vient maintenant de recevoir une licence pour son bingo en ligne.

La société Microgaming, qui développe des logiciels de jeu pour les casinos et les salles de poker en ligne, travaille en coopération avec les opératers basés et licenciés à Malte. Ce petit pays méditerranéen est en effet le premier état membre de l’Union Européenne à avoir réglementé le jeu en ligne, et à avoir conçu des licences spécifiques pour chaque type d’activité. Les licences sont délivrées aux opérateurs et aux développeurs qui prouvent leur sérieux et leur honnêteté à tous points de vue, qui possèdent une implémentation technique suffisante, et qui acceptent d’être contrôlés régulièrement.

Pour le Président-Directeur Général de Microgaming, Roger Raatgever, « Malte continue d’être le noyau croissant du jeu européen, avec un modèle de réglementation efficace ».

C’est pour cette raison que la société Microgaming a choisi de se tourner vers Malte au moment de pénétrer le marché du jeu européen. Le groupe possède des licences de jeu pour ses produits de casino et de poker, délivrées par l’Autorité des Loteries et du Jeu de Malte. Il vient maintenant de recevoir une licence de jeu pour son bingo en ligne, qui pourra être proposé par tous les opérateurs de jeu en ligne ayant la licence de Malte.

Le PDG de Microgaming ajoute que « cela offre [à la société] l’opportunité de proposer à nos opérateurs une porte de plus vers l’UE, et nous sommes heureux d’ajouter le bingo à notre offre de logiciels ».


23/07/2008 : Ivobank

La nouvelle banque, placée sous l’Autorité des Services Financiers du Royaume-Uni, prévoit de regrouper plus d’un million de clients d’ici cinq ans.

Les propriétaires du groupe Mansion Gaming viennent de lancer une nouvelle méthode de paiement pour le jeu en ligne, en créant une banque en ligne, Ivobank. Entre autres services offerts, on compte un portefeuille électronique, des comptes épargnes, des cartes virtuelles pour les achats en ligne et des services de transfert d’argent.

Comme on peut le lire sur le site Internet d’Ivobank : « Ivobank a été établie pour permettre à des produits financiers et des services de rencontrer les besoins en perpétuel changement des consommateurs, en gérant et en transférant leur argent en ligne ».

La nouvelle banque, placée sous l’Autorité des Services Financiers du Royaume-Uni, prévoit de regrouper plus d’un million de clients d’ici cinq ans.

D’après le directeur de gestion d’Ivobank, Timothy Sawyer, « l’industrie du jeu en ligne s’est développée rapidement au cours des dernières années, mais les services financiers la supportant n’ont pas suivi ». « Ivobank va combler ce manque en offrant des services de paiement en ligne instantanés et hautement sécurisés, combinés avec des taux d’intérêts compétitifs ».


16/07/2008 : L’état du jeu français en quelques chiffres

L’année dernière, les casinos terrestres français ont obtenu tous ensemble un chiffre d’affaires de 18,6 milliards d’euros. En moyenne, le Français dépense 134 euros par an au jeu.

L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) vient de publier une étude sur le jeu. Les chiffres montrent que les Français aiment le jeu et que le secteur a encore de belles années devant lui.

Le marché est sur une courbe de croissance exponentielle, manifestement. Quelques chiffres : entre 1956 et 2006, la croissance a été de l’ordre de 4000%, puisque les chiffres d’affaires passent de 98 millions d’euros à l’époque à près de quarante fois plus il y a deux ans, 37 milliards d’euros. Mais entre la fin des années 90 et aujourd’hui, c’est carrément l’explosion : le chiffre d’affaires du PMU a augmenté de 91% depuis 1999, et celui des casinos terrestres ed 75%. La Française des Jeux, qui est en monopole sur les jeux de loterie, n’est pas en reste : les mises ont augmenté de 77% depuis 1999.

L’année dernière, les casinos terrestres français (ils sont 192) ont obtenu tous ensemble un chiffre d’affaires de 18,6 milliards d’euros, et ont accueilli près de 64 millions de visiteurs. En moyenne, le Français dépense 134 euros par an au jeu (toutes activités confondues).

La Française des Jeux fait à elle seule un chiffre d’affaires de 9,7 milliards d’euros en 2007, et est donc évidemment la première société de jeu française. Cinq millions de Français jouent au loto chaque semaine, et la diminution du pouvoir d’achat ne les empêche pas de jouer, bien au contraire.

Le PMU n’atteint pas ces records, mais néanmoins de plus en plus de personnes parient sur les courses hippiques. Il faut dire que le secteur s’est démocratisé puisqu’on peut maintenant parier depuis internet ou depuis son téléphone portable. Il y a aujourd’hui bien plus de courses différentes qu’auparavant, et plus de jeux différents. Et ça marche : la clientèle se diversifie et s’agrandit.

En 2009, avec le lancement du jeu en ligne français, le secteur devrait carrément s’envoler. Les résultats financiers de l’année prochaine seront sans aucun doute mirobolants.


13/07/2008 : U.E. vs U.S.A. : le bras de fer commercial continue

A la fin du mois, des émissaires commerciaux de l’Union Européenne devraient arriver aux Etats-Unis pour discuter de la libéralisation du jeu en ligne et questionner des officiels américains du Congrès, de la Maison Blanche et du Département de la Justice sur les pratiques discriminatoires de leur pays vis-à-vis des sociétés de jeu en ligne européennes.

Les critiques continuent donc d’affluer à l’encontre du très controversé UIGEA, la loi américaine qui interdit le jeu en ligne. D’après la revue The American Spectator, cette loi serait parmi les sections les plus mal écrites du Code des Etats-Unis. Elle permet les paris sur les courses hippiques, mais uniquement sur les sites américains, ce qui crée un conflit commercial puisqu’elle est contraire aux lois internationales sur la concurrence.

Avec l’arrivée des émissaires commerciaux, c’est un pas de plus qui est fait dans ce bras de fer commercial. Si rien ne change, l’Europe pourrait choisir de se tourner vers l’Organisation Mondiale du Commerce et de présenter une plainte formelle, bien que rien ne soit moins sûr. Le Vieux Continent pourrait également répondre par des sanctions bancaires – le secteur banquier américain est le premier touché par l’UIGEA. Vu l’importance du commerce entre les Etats-Unis et l’Europe, ce genre de petites mesures de rétorsion pourraient bien avoir de sérieuses conséquences pour l’économie américaine qui est déjà suffisamment déstabilisée.

Dans tous les cas, même si l’Europe choisit de ne rien faire et de ne pas se plaindre par rapport à l’UIGEA, il est clair que le gouvernement fédéral doit se tourner vers la légalisation du jeu en ligne. D’après Eli Lehrer, un membre éminent du Competitive Enterprise Institute, les lois doivent suivre les désirs du plus grand nombre : « Il y a trente ans, quand les casinos existaient dans un seul état, les lois fédérales sévissant contre le jeu représentaient la volonté du public. Aujourd’hui, avec le jeu légal dans 48 états, le débat américain sur le jeu est clairement arrivé du côté de la légalisation. »


11/07/2008 : Un ancien sénateur critique la politique américaine vis-à-vis du poker en ligne

L’ancien sénateur américain Afonse D’Amato, qui s’avère être aussi le Président de l’Alliance des Joueurs de Poker (PPA, Poker Players Alliance), une association de défenseurs du poker qui comprend plus d’un million de membres aux Etats-Unis, critique durement la politique de son pays vis-à-vis du jeu en ligne, et plus particulièrement du poker.

D’après lui, le fait d’interdire le jeu en ligne – et donc le poker, par extension, bien que ce jeu particulier se trouve dans un flou juridique – est préjudiciable aux citoyens. Ceux qui choisissent d’aller jouer sur des sites appartenant à des compagnies basées à l’étranger se retrouvent sans ressources lorsqu’ils sont victimes de triches ou d’arnaques, et ne peuvent en référer à aucune institution. L’autorisation du poker en ligne aux Etats-Unis irait de paire avec une réglementation stricte pour les compagnies, qui seraient contrôlées et sanctionnées en cas de manquement ; au final le citoyen américain serait davantage protégé que dans la situation actuelle.

Le discours du président de la PPA fait suite à de récentes accusations de triche qui ont été portées à l’encontre deux compagnies de poker en ligne, Absolute Poker et Ultimate Bet, toutes deux basées à Kahnawake. Ces scandales entachent la réputation du poker en ligne mais mettent également en lumière la nécessité d’une législation américaine sur la question, afin que les joueurs américains puissent jouer sur des sites américains et voient leurs droits protégés.

De plus, il est clair qu’une législation sur la question protégerait davantage les mineurs du jeu en ligne, et fournirait les institutions nécessaires à l’accompagnement des joueurs compulsifs. D’après D’Amato, le gouvernement fédéral fait preuve d’un manque de responsabilité envers les millions de citoyens qui choisissent de jouer au poker en ligne, sans parler de l’atteinte à la liberté individuelle que cette interdiction représente.

L’ancien sénateur espère que les récents scandales de triche dans le milieu ne vont pas renforcer davantage la position du gouvernement à l’encontre du jeu en ligne, mais au contraire lui faire prendre conscience que les citoyens américains ont besoin d’une réglementation pour les protéger sans leur interdire de jouer.

Alfonse D’Amato rappelle également le rôle de son association, qui se veut la voix politique et publique des joueurs de poker aux Etats-Unis. Son but est de représenter politiquement les intérêts des joueurs et d’arriver à l’établissement de sites de poker en ligne licensés et réglementés aux Etats-Unis.


01/07/2008 : Le poker en ligne légal en Californie ?

Si les jeux en ligne restent théoriquement prohibés aux Etats-Unis, le poker pourrait faire figure d’exception.

Si les jeux en ligne restent théoriquement prohibés aux Etats-Unis par l’UIGEA, l’Acte d’Application de l’Interdiction du Jeu en Ligne, le poker pourrait faire figure d’exception.

Une proposition de loi a été rendue par le parlementaire démocrate Lloyd E. Levine à l’Assemblée, dans le but de faire des amendements à l’UIGEA pour permettre le poker en ligne, dans un premier temps en Californie.

L’UIGEA étant connu pour être extrêmement flou et pour permettre diverses interprétations, la première idée de ce député était de l’étudier pour dégager les possibilités légales du poker en ligne. Il a finalement préféré déposer une proposition de loi.

Dans ce même dossier « UIGEA », il faut savoir que la nouvelle loi H.R. 5767 qui a été déposée il y a peu pour remplacer l’UIGEA et permettre le jeu en ligne sous certaines conditions a été acceptée par le Comité d’Organisation Gouvernementale du Sénat Californien. Il semble donc que, petit à petit, le marché s’ouvre aux Etats-Unis…

La proposition de loi de Levine est actuellement étudiée par un autre Comité du Sénat.


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