30/06/2008 : Diminution de la fréquentation des casinos terrestres
depuis fin 2007, on note une diminution de 10% du taux de fréquentation des casinos terrestres en France. A l’origine, plusieurs facteurs, dont la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
Les casinos terrestres français n’ont pas la grande forme, d’après les derniers chiffres. Depuis fin 2007, on note une diminution de 10% du taux de fréquentation des salles. Le groupe Partouche, l’un des principaux groupes détenteurs de salles de casinos terrestres en France, annonce que son chiffre d’affaires a diminué de 7% au cours de la première moitié de 2008. Et rien n’annonce une amélioration pour la fin de l’année.
L’explication ? Il y a plusieurs facteurs. Il est clair que la diminution du pouvoir d’achat de ces derniers mois a une part de responsabilité, mais ce n’est pas tout. Il semblerait que la faute incombe plutôt aux deux lois sorties fin 2007 : la première instaurant le contrôle obligatoire de l’identité des joueurs à l’entrée des casinos, et la seconde interdisant de fumer dans les lieux publics.
Les contrôles d’identité visent à éviter que des mineurs d’âge puissent entrer et jouer dans les casinos, tout comme à interdire l’accès aux joueurs compulsifs bien que ce dernier point soit plus difficile à contrôler. L’interdiction de fumer vise quant à elle tous les lieux publics, et donc aussi les salles de jeu. Beaucoup de joueurs fumeurs se sont donc alors probablement tournés vers les casinos en ligne. La nouveauté que représente le Texas Hold’em dans les salles terrestres n’a manifestement rien changé aux données, puisqu’on trouve également ce jeu sur tous les sites de jeu et de poker sur Internet.
Vu le caractère international des sites de jeu en ligne, il est difficile d’avoir des statistiques fiables en ce qui concerne le marché français, mais du point de vue international il est en pleine expansion et ce sont toujours plus de joueurs qui se tournent vers cette possibilité.
L’ouverture du marché français aux sites de jeu en ligne devrait permettre aux groupes de casinos français de se diversifier. Le groupe Barrière par exemple semble prêt à se lancer sur Internet dès que possible, et à reprendre de ce côté-là les bénéfices perdus dans les salles terrestres. Le groupe Partouche n’a pour l’instant pas laissé entendre qu’il suivrait les traces de son concurrent.
29/06/2008 : Cryptologic Limited prévoit encore plus de croissance en 2008
La compagnie de logiciels pour jeux en ligne Cryptologic Limited a signé des engagements avec de nouveaux casinos en ligne, en Europe et en Asie. Ses futurs clients incluent parait-il les plus grandes marques du marché du jeu en ligne.
La compagnie de logiciels pour jeux en ligne Cryptologic Limited prévoit une croissance significative de ses revenus pour 2008. Son Président, Brian Hadfield, explique que la société a signé des contrats à long terme avec des casinos en ligne au sommet du marché en Europe et en Asie, ce qui assurera un bond à son chiffre d’affaires.
Les nouveaux détenteurs de licence avec lesquels la société a signé des engagements viennent, entre autres, d’Inde (Khel Galli), du Royaume-Uni (Maharajah Club), d’Irelande (Betjacks) et de Scandinavie (Opoker). D’autres clients incluent paraît-il les plus grandes marques du marché du jeu en ligne, mais leurs noms n’ont pas encore été divulgués.
La société Cryptologic Limited développe des solutions logiciel pour ses clients, et crée continuellement de nouveaux jeux qu’ils peuvent ajouter sur leurs sites Internet, fidélisant ainsi leurs joueurs. Elle s’occupe également des solutions marketing.
Malgré cette bonne santé commerciale, Cryptologic perd cette année un client, qui ne représente néanmoins que quatre pour cent de son chiffre d’affaires. La société Sportech PLC, qui possède les sites de jeu Littlewoods, utilisera dès septembre le logiciel de la société 888 Holdings PLC. Cette dernière compagnie a tout de même passé un arrangement avec Cryptologic pour proposer une dizaine de jeux développés par celui-ci à ses joueurs. Les dix meilleurs jeux de Cryptologic seront donc disponibles sur 888.com à partir de septembre.
Cette perte relative n’influencera aucunement la montée en puissance de Cryptologic sur le marché. D’autant plus que la compagnie s’attend à ce qu’une partie des joueurs de Littlewoods passent à d’autres sites utilisant son logiciel, pour continuer à jouer à leurs jeux préférés qui ne seront plus disponibles sur la plateforme 888.com.
En bref, le marché du jeu en ligne est en pleine expansion, et tous les secteurs concernés en profitent!
28/06/2008 : Association entre 888 et Sportech prévue pour l’automne
Les deux compagnies comptent bien profiter mutuellement de la popularité de l’autre, et booster leur chiffre d’affaire d’ici la fin 2009.
La société de paris en ligne Sportech PLC, l’une des plus grosses compagnies du secteur au Royaume-Uni, va s’associer à 888 Holdings PLC à partir du mois de septembre. Les deux compagnies espèrent profiter de ce partenariat pour booster leurs chiffres d’affaires et étendre leur influence sur la toile en partageant leurs clients respectifs. 888 fera par exemple la publicité des produits Sportech à la fois auprès des clients Sportech et des clients 888.
Ce n’est pas tout : 888 fournira son logiciel de jeux, ses services de paiement et son service clientèle à Sportech, et apportera ses connaissances au point de vue marketing et gestion des bases de clients. Le but est d’étendre les affaires de Sportech, au Royaume-Uni et dans le reste du monde.
La société Sportech délaisse donc son développeur de programmes Cryptologic Limited ; néanmoins un accord a été passé avec ce dernier, et la plateforme 888 devrait accueillir les dix meilleurs jeux de Cryptologic dès la fin de l’été.
888 espère voir les fruits de cette union à partir de 2009. Les deux compagnies comptent bien profiter mutuellement de la popularité de l’autre.
27/06/2008 : Les USA, Antigua et Barbuda pourraient arriver à un accord pour le 11 juillet
Cela fait des années que les deux pays sont en conflit commercial à propos du jeu en ligne. L’affaire a été portée jusque devant l’Organisation Mondiale du Commerce, mais aujourd’hui les parties sont engagées dasn des négociations bilatérales qui pourraient bien porter leurs fruits.
La résolution du conflit commercial entre les Etats-Unis et le petit pays d’Antigua et Barbuda semble enfin proche, mais rien n’est encore joué. D’après le ministre des Finances et de l’Economie d’Antigua et Barbuda, les deux parties sont proches d’un accord, même s’il reste quelques points à régler. C’est pour cette raison que la limite des négociations a été reportée au 11 juillet.
Cela fait des années que les deux pays sont en conflit commercial à propos du jeu en ligne. L’affaire a été portée jusque devant l’Organisation Mondiale du Commerce, mais aujourd’hui les parties sont engagées dans des négociations bilatérales qui pourraient bien porter leurs fruits. D’ici le 11 juillet, les discussions doivent continuer. Le délai fixé est assez court, afin de garder un certain dynamisme autour de la table et de ne plus reporter les points sensibles plus longtemps.
Le ministre des Finances et de l’Economie d’Antigua et Barbuda, Errol Cort, est appuyé par le représentant de l’OMC John Ashe à la table des négociations, et font face au député américain John Veroneau, représentant pour le Commerce. Aux dires du premier, les discussions sont à présent en bon chemin, car les deux parties cherchent vraiment un règlement à l’amiable, mais il reste des points-clefs à régler, dont il n’a pas voulu préciser le contenu. La procédure aura été longue et parsemée d’extension de limites et de délais.
Les dernières limites étaient fixées au 6 et au 20 juin, après lesquels la procédure aurait dû repartir devant l’Organisation Mondiale du Commerce, mais d’un commun accord les deux pays ont préféré reporter la date limite des discussions bilatérales d’une vingtaine de jours supplémentaires. Ils sont donc proches d’un accord et ne souhaitent pas reporter l’affaire devant l’OMC, ce qui impliquerait de redémarrer de longues procédures.
L’issue de cette affaire pourrait bien influencer d’un autre côté les relations d’Antigua et Barbuda avec le Royaume-Uni, qui n’a pas classé ces derniers sur sa « liste blanche ». En clair, cela signifie que les sociétés basées et enregistrées en Antigua et Barbuda ne peuvent faire de publicité au Royaume-Uni pour leurs services. Errol Cort a rencontré il y a peu le Haut Commissaire Britannique Terrence Knight, avec lequel il a discuté d’un possible ajout de son pays de la « liste blanche », pour être classé parmi les pays approuvés et autorisés.
24/06/2008 : Les casinos suisses paieront pour les joueurs compulsifs
La Suisse voudrait prélever un impôt sur les revenus des casinos pour financer l’aide aux joueurs compulsifs par l’intermédiaire d’organisations reconnues.
En Suisse, 0,5% d’impôt sont déjà prélevés sur les revenus des loteries et de certains jeux d’argent dans le but de soutenir l’aide aux joueurs compulsifs. Les sommes rassemblées sont versées à des organisations reconnues, qui suivent et conseillent les joueurs pathologiques et leurs familles. De cette manière, les opérateurs de loterie et de jeux d’argent sont sensibilisés au problème du jeu compulsif, qui est une véritable addiction proche de l’alcoolisme.
Or, jusqu’à ce jour, les casinos terrestres sont exonérés de cet impôt ce qui, pour certains cantons romands, manque de logique. En effet, les casinos proposent exclusivement des jeux d’argent et ont donc leur part de responsabilité dans le développement d’habitudes de jeu compulsives chez certains joueurs. D’ici peu, les casinos devront peut-être également participer au financement de ces organisations sociales d’aide et de soutien.
M. Maillard, président de la CLASS (Conférence Latine des Affaires Sociales et Sanitaires), va plus loin : il voudrait mettre à la disposition des joueurs compulsifs un système de limitation du jeu dans les Tactilos. Les Tactilos sont les distributeurs de jeux de loterie électroniques que l’on trouve en Suisse dans les cafés et autres lieux publics, et qui délivrent des billets à gratter (sur papier ou de façon électronique) à tout un chacun. M. Maillard voudrait mettre sur pied un système de carte qui empêcherait les joueurs compulsifs d’utiliser ces machines à l’excès.
Le jeu compulsif est un phénomène qui est pris très au sérieux en Suisse, beaucoup plus qu’en France. Il existe des numéros verts que les joueurs et leurs familles peuvent appeler pour poser des questions, des centres d’accueil dans lesquels les joueurs pourront recevoir un suivi psychologique, des thérapies de groupe semblables à celles des Alcooliques Anonymes, et des réunions d’information pour les proches. Il existe actuellement une forte polémique sur le jeu, particulièrement en ce qui concerne ces machines Tactilos.
22/06/2008 : Que justice soit faite pour Diane Barrière
Le procès de l’accident d’aviation privée dont a été victime il y a treize ans Diane Barrière fait des remous, et c’est l’Etat et la DGAC qui sont pointés du doigt. Diane Barrière, fille adoptive de Lucien Barrière, était la dynamique PDG du groupe de casinos homonyme. En juillet 2005, la jeune femme est victime d’un grave accident à bord d’un avion privé appartenant à la société Centre Aff’Air. Elle gardera d’importantes séquelles, et c’est tétraplégique sur une chaise roulante qu’elle continuera à gérer le groupe Barrière, jusqu’à sa mort prématurée en 2001.
Depuis l’accident, son époux Dominique Desseigne s’est battu pour que justice soit faite. Si le crash a été provoqué par une panne de kérosène, et que ses conséquences désastreuses peuvent clairement être imputées à des erreurs de pilotage, la société Centre Aff’Air et l’Etat français ont également leur part de responsabilité.
En effet, le procès a mis à jour la situation douteuse sur le plan légal de la société Centre Aff’Air, qui en réalité n’avait aucunement l’autorisation de transporter des passagers. Cette société n’était donc pas en ordre administrativement et ne subissait donc aucun contrôle. La DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile), qui gère tous les dossiers concernant l’aviation privée, et qui était donc au courant de la situation, n’a pas réagi. Or la DGAC est un organe dépendant du ministère des Transports, et attaquer la DGAC, ça revient à attaquer l’Etat. Et c’est chose faite : un responsable de la DGAC vient d’être mis en examen par la première chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris, et la responsabilité de la DGAC dans la surveillance et le contrôle des compagnies privées vient d’être soulevée par la cour administrative d’appel de Paris.
L’affaire a été menée en cassation par le ministère des Transports, pour que la responsabilité soit mise sur les erreurs de pilotage et non pas sur le manque de contrôle de la DGAC.
15/06/2008 : L’U.E. se dresse contre l’UIGEA
L’UIGEA, la loi américaine sur le jeu en ligne sortie en 2006, fait l’objet d’une vive controverse dans le monde du jeu et du commerce international. L’Europe la considère comme une pratique discriminatoire envers les sociétés de jeu en ligne européennes.
La discussion est lancée entre l’Union Européenne et des membres de la Maison Blanche aux Etats-Unis, à propos de la loi américaine sur le jeu en ligne (UIGEA, Unlawful Internet Gambling Enforcement Act). Cette loi sortie en 2006 interdit aux banques américaines d’effectuer des transactions pour des sites Internet de jeu, ce que l’Europe considère comme une pratique commerciale discriminatoire envers les sociétés de jeu en ligne européennes.
L’Europe n’est pas la première à s’opposer à cette loi qui empêche évidemment la plupart des Américains de jouer sur les sites de jeux. Antigua et Barbuda a également amené l’affaire devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), qui considère depuis lors que l’UIGEA n’est pas conforme aux réglementations commerciales internationales.
L’Europe dénonce principalement le fait que le Département de la Justice des Etats-Unis ferme les yeux sur les activités des sites de paris américains (comme les paris sur les courses hippiques par exemple), tandis qu’il met au ban les sociétés européennes. Cette discrimination va clairement à l’encontre des lois du marché international libéral.
La discussion pourrait éventuellement amener à une remise en question de l’UIGEA, bien que jusqu’à maintenant les Etats-Unis ne semblent pas prêts à retirer leur loi. Ils préférent manifestement payer des amendes et des compensations aux pays lésés, et parlent de retirer le jeu en ligne de ce qui est considéré comme le « commerce international », ce qui serait un moyen de contourner la réglementation de l’OMC.
Ces diverses attaques pointent du doigt les faiblesses de l’UIGEA. Des exploitants de sites de jeu ou de paris en ligne risquent aujourd’hui d’être arrêtés pour avoir offert des paris sur la toile avant la sortie de l’UIGEA, alors qu’à l’époque le jeu en ligne bénéficiait d’un flou légal qui ne l’interdisait pas clairement.
L’U.E. pourra-t-elle remettre l’UIGEA en cause auprès de la Maison Blanche ? Affaire à suivre…
