31/01/2008 : La Norvège veut bloquer les transactions bancaires pour les sites de jeux en lignes
Le gouvernement Norvégien est en train de prendre des mesures pour empêcher les institutions financière du pays d’effectuer des transactions avec des sociétés de jeux d’argent en ligne. Bien sur, bien que l’argument principal des politiciens pour promouvoir cette loi soit la protection de leurs citoyens contre le vice du jeu, tous les analystes s’accordent à dire que la raison profonde de ces restrictions est la protection du monopole d’Etat sur les jeux d’argent. En effet le nombre d’utilisateurs des sites de jeux en ligne a connu une très forte expansion ces dernières années en Norvège et l’Etat veut sa part du gâteau.
Les lois actuelles couvrent les loteries, les paris sur les courses de chevaux et toute autre forme de paris. Ces lois interdisent toutes publicités ou promotions pour des services de paris en ligne. Le gouvernement déclare qu’il désire juste clarifié le fait que les termes « publicités ou promotions » sous entendent aussi « virement bancaire ».
Afin de ne pas susciter un mouvement de grogne général parmi les dizaines de milliers de joueurs suédois utilisant Internet. Cette loi est soumise à l’approbation publique jusqu’au 13 février 2008. Elle sera ensuite examinée au parlement, mais bon nombre de norvégiens pensent que dans tout les cas le gouvernement essaiera de la passer en force avant le milieu de l’année.
22/01/2008 : Betfair engage Stubbs
Betfair vient de nommer Bruce Stubbs en temps que directeur de sa section poker. Mr Stubbs est déjà un habitué du monde du Gambling puisqu’il a gagné ses galons en temps que directeur marketing de Paradise poker. Il n’a pas tardé à se mettre au travail car il a occupé le poste de chef de projet pour BetFair lors de l’inauguration des World Séries of Poker Europe.
Il travaille actuellement pour sponsoriser Annette Obrestad, la Norvégienne de 19 ans qui a remporté le tournoi principal du WSOPE.
18/01/2008 : L’arroseur arrosé! Rien ne va plus pour la France…
La Cour d’Appel de Versailles vient d’ordonner aujourd’hui un supplément d’information dans le cadre du recours de l’affaire Unibet. Mais… contre toute attente, ce n’est non pas un complément d’information sur Unibet qui est demandé mais bel et bien sur la conformité du monopole de la Française de jeux!
Le but est d’établir si ce monopole est conforme aux règles fixées par les accords européens, ce qui revient à dire que la seule restriction possible en Europe peut se faire par le biais de raisons impérieuses telles que les activités criminelles. Dans le cas inverse, rien ne peut empêcher la libre prestation des services.
Ainsi, le juge pénal a pris la délicate décision de s’assurer de la légalité du monopole de la FDJ et du PMU avant de finaliser l’affaire Unibet!
“Le procès fait par l’Etat contre les sociétés de paris en ligne se retourne en procès contre l’Etat français. C’est l’arroseur arrosé”, dira Me Pierre-Olivier Sur, avocat de Didier Dewyn.
Rappellons que la Commission Européenne avait déjà statué en estimant que la France ne devait pas s’opposer à la libre prestation des services de paris sportifs et avait ordonné un changement de législation. La France avait riposté en indiquant qu’il y aurait une ouverture maitrisée du marché et que les licences de jeux seraient alors délivrées par l’etat français.
Si maintenant, la Cour Européenne reconnait que le monopole des jeux francais etait illegal en soi, nous sommes en droit de parier qu’un grand nombre d’autres pays européen vont devoir, eux aussi, faire une croix sur un monopole plutôt juteux!
Je salue au passage le courage du juge ayant ordonné ce supplément d’information : bravo! A l’heure où Mac Creevy s’apprête a prendre sa retraite, il est bon de savoir qu’une cour a eu le courage d’aller plus loin que les réquisitions de l’avocat général, ce dernier s’en remettant simplement à l’avis de la cour européenne sur la conformité du monopole de la Française des jeux…
15/01/2008 : Playtech veut tirer le bon numero
Exclusif : D’après la rumeur, Playtech serait résolu à acquérir un bingo en ligne.
Il paraîtrait, d’après les révélations exclusives de eGaming Review, que Playtech serait sur le point de conclure l’affaire pour acheter le fournisseur de logiciel de bingo en ligne Virtue Fusion.
Virtue Fusion offre ses services pour les opérations de bingo en ligne de Mecca ( une partie de Rank), William Hill et Bet365 entre autres. Playtech propose déjà un produit de bingo, parallèlement à ses offres de poker, casino, téléphone mobile et jeu en direct. On ne connaît pas la valeur de ce rachat éventuel.
C’est seulement cette semaine que le PDG de Playtech, Mor Weizer, aurait dit que sa compagnie sera « très agressive » dans son approche pour des acquisitions. Ces paroles ont été prononcées après que la compagnie ait publié une déclaration de transactions qui affirmait que la société continuait de profiter « d’affaires florissantes » avec une « croissance significative de ses revenus vers la fin de 2007 », et des revenus mensuels atteignant « un niveau record ».
La déclaration ajoutait que la compagnie était « hautement confiante dans les performances de commerce de la compagnie pour 2008 ».
Au vu du grand nombre des concessionnaires, un marché avec Virtue Fusion ressemblerait au marché que Playtech avait conclu avec Tribeca Tables immédiatement après le passage de l’UIGEA en octobre 2006. La compagnie avait ensuite acheté toutes les parts de Tribeca et une montagne de concessionnaires, incluant Paddy Power Poker, VC Poker et l’opération de poker Blue Square, pour la somme de 75 millions de dollars.
Aucune des deux compagnies n’a voulu faire de commentaires sur les spéculations.
14/01/2008 : Kahnawaké : les indiens n’ont plus la côte!
Le gouvernement britannique a décidé hier de rejeter la candidature de Kahnawake pour l’inscription sur la « whitelist » qui donne le droit de publicité pour les casinos en ligne au Royaume-Uni.
Après l’évaluation minutieuse de ses représentations vis-à-vis du critère publié, le Secrétaire d’Etat a décidé de ne pas accepter Kahnawake (réserve canadienne) ou Antigua. Cela plonge un grand nombre de casinos en ligne dans le désarroi car effectivement la majorité des casinos de la marque Microgaming disposent d’une licence de jeux délivrée par Kahnawake! Il y a même de nombreux casinos Playtech qui sont licencés dans cette juridiction. Il s’agit d’un coup dur pour la Kahnawake Gaming Commission : après les Etats-Unis, c’est au tour de l’Europe! Les cow boys semblent vraiment vouloir faire la chasse aux indiens…
Kahnawake est une réserve mohawk (amérindienne) au Québec (Canada), située dans la région administrative de la Montérégie. Sa population est constituée d’environ 8 000 individus et la Kahnawake Gaming Commission délivre des licences de jeux aux casinos en ligne depuis de nombreuses années.
En revanche, le Secrétaire d’Etat pour la Culture, les Médias et le Sport a maintenant confirmé que la Tasmanie va être ajoutée à la « Whitelist » des pays ou juridictions autorisés à faire de la publicité pour le jeu à distance au Royaume-Uni, comme s’il était un pays de la zone économique européenne.
Les réglementations ont été posées au Parlement et prendront effet 21 jours plus tard, le 31 janvier 2008. Après cette date, les opérateurs de jeu ayant une licence en Tasmanie auront la possibilité de faire de la publicité pour leurs services de jeu à distance au Royaume-Uni.
Cette décision suit une reconsidération de la candidature de la Tasmanie après l’introduction d’une législation modifiant son régime de taxation. Une évaluation complète de sa candidature a été faite pour assurer qu’elle remplissait les critères de « whitelisting » du Gouvernement anglais publiés en janvier 2007.
Concrêtement, concernant le refus de Kahnawake sur la white list britanique, une part du critère pour qu’une candidature soit refusée réside en le fait que « n’importe quelle juridiction en dehors de la zone économique européenne ou de Gibraltar doit démontrer qu’elle a un régime régulateur satisfaisant en place. » Cela signifie donc que Kahnawaké, aux yeux du Royaume Uni, serait trop “arrangeant” dans sa régulation?
Quoiqu’il en soit, Kahnawake pourra continuer à délivrer des licences de jeux aux casinos en ligne et à reguler les licences déjà délivrées et renouvellables. Mais, ce qui est certain, c’est que les indiens viennent de se faire claquer au nez la porte de l’Europe. On peut présumer qu’un très grand nombre des casinos Microgaming licencés par la kahnawaké Gaming Commission ( KGC ) font fuir et tenter d’obtenir des licences de jeux reconnues en Europe. Voici une image de ce qui va se passer : ” SUS aux licences de Malte et Gibraltar! ” …
Félicitations à Roxy Palace casino et aux casinos qui ont déjà laissé tomber les licences de Kahnawaké depuis de nombreux mois. S’agissait-il d’un sixième sens? N’est pas européen qui veut, voilà une preuve de plus!
14/01/2008 : L’espoir d’une réglementation américaine s’évanouit après la résolution de l’OMC
Les espoirs d’une possible réglementation du jeu en ligne aux Etats-Unis se sont estompés après que la querelle entre les Etats-Unis et Antigua à l’OMC se soit partiellement résolue, selon les analystes.
La prédominance de la course à la Présidence sur l’agenda politique de cette année va également éclipser la question.
Un analyste, dans une interview à la eGaming Review, affirme que la couverture médiatique du jeu aux Etats-Unis a diminué au cours des dernières semaines et que le jeu n’est pas une grande priorité dans les programmes des candidats en lice pour la présidentielle, avec peut-être une exception pour le républicain constitutionnaliste Ron Paul. Néanmoins, il ajoute qu’il est risqué d’insister sur les points négatifs. « La course présidentielle n’est rien de nouveau. Le jeu ne fait pas gagner des votes, en outre le Président ne sera de toute façon probablement pas impliqué dans une quelconque législation sur la question. »
Heather Wong, secrétaire de presse pour le membre du Congrès Barney Frank, approuve, en disant que la publicité ne sera pas nécessairement affectée par la campagne présidentielle.
« Mon intuition c’est que ce sont deux presses différentes qui couvrent la campagne et la controverse à propos du jeu. Les gens qui couvrent HR2056 sont des journalistes financiers et appartiennent à un autre secteur des médias. Ce n’est pas totalement relié. »
Wong dit qu’il y a actuellement 45 co-sponsors, mais que pour que le projet de loi soit envoyé au stade de la commission, il en faudra plus.
L’analyste fait remarquer que la motivation derrière le projet de loi de Frank n’est pas forcément liée à la question du jeu en lui-même. « Ce n’est plus tellement une question de jeu. C’est une question de déficit du budget, de taxes et de la violation de l’OMC. Bien que la somme accordée à Antigua était peu élevée, cet argument a été un peu édulcoré. »
Cependant, il affirme qu’un transfert du pouvoir présidentiel des républicains aux démocrates pourrait aider dans le recrutement de co-sponsors, bien qu’indirectement. « L’argument de la liberté d’expression des démocrates pourrait, entre autres, influencer la probabilité que le projet de loi de Frank passe. Mais ça dépend vraiment de ce qui va remplir le calendrier législatif. Il ne serait pas impossible que tout se passe avant la fin 2008. »
Entre-temps, le bureau de l’avocat américain Michael Garcia a annoncé cette semaine l’arrestation de douze personnes accusées de blanchiment d’argent et impliquant des comptes sportifs d’une société basée au Costa Rica, Cicalese Wireroom, qui gère des sites comme datatwager.com ou betwestsports.com. Bien qu’ayant été reportée comme une part des sévices du jeu en ligne, il devrait être noté que l’opération était simplement une affaire « traditionnelle » de paris sur crédit.
13/01/2008 : L’Allemagne interdit le jeu en ligne depuis le 1er Janvier
Le jeu en ligne est interdit en Allemagne depuis le 1er janvier après la ratification par les états allemands d’un accord qui préserve le monopole de l’Etat allemand pour les loteries et la plupart des formes de pari.
Au moins 13 des 16 états allemands ont soumis les documents de la ratification, d’après les dires d’Eric Braum, un porte-parole du gouvernement de l’Hesse qui contrôle la procédure, interrogé aujourd’hui lors d’une interview. « C’est la majorité requise et nous attendons d’être rejoints par les autres pour le 31 décembre. »
Les 16 législatures ont voté à la mi-décembre pour approuver les nouvelles lois sur le pari en ligne, que les états ont négocié après que le Tribunal Constitutionnel Fédéral ait déclaré en 2006 que le modèle précédent était inconstitutionnel. Les nouvelles règles, qui expireront à la fin de 2011, ont provoqué les critiques des compagnies de pari sur Internet et des courtiers de loterie comme Bwin Interactive Entertainment AG, Fluxx AG et Tipp24 AG.
Les nouvelles règles interdisent toute forme de jeu basé sur le Web ou le courtage de jeux sur Internet. Les états peuvent ordonner aux fournisseurs d’accès de services Internet de bloquer les sites Web sur lesquels ont lieu des opérations illégales de pari, et aux banques de bloquer les transferts d’argent vers ces sites. La définition de jeu illégal selon ces règles inclut le placement d’un pari sur le Web à partir du territoire allemand par l’intermédiaire d’une compagnie basée hors d’Allemagne.
La réglementation va également rendre illégale la publicité pour le jeu sur Internet et à la télévision. La publicité sur papier ou par d’autres médias ne pourra plus « directement inviter, inciter ou encourager » les consommateurs à jouer, mais pourra seulement « informer » de la possibilité de le faire.
« Contraire à la Loi »
Tipp24 a dit la semaine dernière que la compagnie « ne voit pas son activité commerciale menacée » parce qu’elle s’attend à ce que les nouvelles lois soient renversées au tribunal. La compagnie considère la réglementation comme « clairement contraire à la loi et elle engagera une procédure judiciaire pour revendiquer ses droits si nécessaire », d’après une déclaration faite le 19 décembre.
Bwin a engagé une procédure judiciaire contre quatre états allemands le 30 octobre, demandant de pouvoir continuer d’offrir les paris en ligne après que les règles aient pris effet. L’affaire est en instance.
Bwin gère un site dont la licence a été à l’origine délivrée par le gouvernement communiste d’Allemagne de l’Est avant l’unification, et un autre portail sous une licence de Gibraltar. La compagnie prétend que les deux permis prédominent sur la nouvelle interdiction du pari en ligne et qu’elle va continuer d’exploiter ses sites.
« Nous pensons que pour la seconde moitié de 2008 la Cour de Justice Européenne aura empêché cet effort futile de nous bannir d’Allemagne, » déclare Hartmut Schultz, un porte-parole de Bwin, dans une interview le 18 décembre.
La Commission Européenne, régulatrice de l’Union Européenne basée à Bruxelles, a demandé à l’Allemagne de reconsidérer l’interdiction totale des paris en ligne, déclarant que cette décision était disproportionnée. En avril, l’Allemagne a rejeté cette demande, alléguant que les règles sont nécessaires pour protéger les citoyens des dangers du jeu.
« Je suis presque sûr que la commission va intensifier la procédure et envoyer un avertissement formel le jour après » la prise d’effet de la nouvelle loi, déclare dans une interview le 20 décembre Wolfgang Kubicki, président du parti d’opposition FDP au Parlement de Schleswig-Holstein. « Berlin aura quelque chose au courrier le 3 janvier. »
La commission peut engager une procédure judiciaire à l’encontre les états membres de l’EU pour les forcer à se plier à la loi européenne.
01/01/2008 : Antigua : royaume de la contrefacon?
Comme vous devez déjà le savoir en lisant régulièrement nos news, Antigua a récemment gagné un procès contre les Etats-Unis. Il en ressort que tant que les Etats-Unis n’auront pas modifiés leurs lois sur la prohibition des jeux en ligne, Antigua peut fabriquer des contrefaçons de n’importe quel produit américain légalement .En théorie bien sur car la petit nation d’Antigua ne peut pas vraiment faire face au monstre Américain.
Tout d’abord Antigua est une minuscule île de 232 km carrés relié au continent américain par un câble sous marin, toute les communications vers l’extérieur et plus particulièrement Internet passe par ce câble .Il suffit donc que les Etats Unis décide de couper « accidentellement » ce câble pour que Antigua se retrouve coupé du monde.
Les Etats Unis peuvent aussi imposer des sanctions commerciales à Antigua, cela est déjà arrivé en 1999 lorsque Antigua fut accusé de blanchiment d’argent, son économie avait alors très mal supporté ces sanctions.
Antigua bénéficie aussi du « Caribbean Basin Initiative », cet accord initié en 1984 permet au aux iles des Caraïbe de bénéficier de tarifs préférentiels sur les importations des produits américains.
Hors Antigua est extrêmement dépendante des ces importations, chaque année elle importe environ pour 80 millions de dollars de produits américains alors qu’elle en exporte que pour 3 millions.
Enfin la principale raison pour laquelle Antigua ne deviendra pas la capitale de la contrefaçon est tout simplement qu’elle n’a pas les moyens de le devenir car elle manque cruellement de main d’œuvre. En effet avec seulement 60 000 habitants, elle ne pourrait pas faire face à l’énorme demande de produits contrefaits. Il y a d’ailleurs déjà un manque de main d’œuvre à Antigua, ce qui lui empêche de développer son activité agricole. Et pour finir Antigua n’a pas le droit d’engager des travailleurs étrangers pour les faire travailler dans des usines de contrefaçon. Donc non on ne trouvera pas demain de Nike à 10 euros made in Antigua, il faudra se contenté du made in China pendant encore quelque temps …
