30/11/2007 : Riblet gratte là où ca fait mal!

Le PDG de la Française des jeux, Christophe Blanchard-Dignac, est entendu ce matin au tribunal de Nanterre suite à la plainte d’un joueur du nom de Robert Riblet. Ce dernier conteste la notion de hasard sur les tickets a gratter de la FDJ. Selon Robert Riblet, la FDJ “organiserait le hasard” sur les jeux a gratter. Banco, Millionnaire, Astro, Black jack, Vegas, etc, les jeux a gratter de la Française des Jeux sont mis en cause et suspectés de ne pas respecter la logique algorithmique d’aléatoire selon laquelle les tickets perdants ou gagnants sont censés être distribués.

La FDJ, par la voix de Christophe Blanchard-Dignac, se défend de cette accusation et déclare : “La FDJ a toujours respecté la loi et les règles de répartition sur les petits lots sont appliquées par l’ensemble des loteries dans le monde”.

Pourtant, Robert Riblet assure que les gains de jeux des tickets de grattage n’ont aucune relation avec le hasard compte tenu qu’un seul ticket permettant de gagner une somme importante se trouverait dans une liasse de jeux à gratter. Les autres tickets gagnants présent dans la liasse ne permettraient donc que de gagner des gains mineurs.

En terme de jeux à gratter, la règle figurant au journal officiel voudrait que les tickets gagnants de jeux à gratter soient dispatchés de manière aléatoire, ne permettant ainsi aucune prévision sur une liasse de jeux.

Petit rappel des faits… Depuis 2001, Robert Riblet est sûr que la Française des jeux programme les tickets engendrant de gros gains.

Ainsi, la FDJ cède 2 milliards et demi d’euros de bénéfice par an à l’état français, soit 30% de son bénéfice annuel. Par conséquent, en attaquant l’intégrité de la Française des jeux, Riblet s’attaque en fait aux caisses de l’état !

En Avril 2005, Mr Riblet porte plainte contre la FDJ pour tricherie sur les jeux. En juillet 2005, la FDJ aurait offert 450 000 Euros a Robert Riblet pour que cette plainte soit retirée. Têtu et convaincu que la FDJ se moque de tout le monde, les 450 000 euros sont déclinés par Riblet qui préfère maintenir sa plainte.

Voici le type de test qui a permit a Robert Riblet d’etoffer sa plainte : il achète pour 15 000 euros un lot de 100 carnets comprenant chacun 50 tickets à 3 euros. Après avoir gratté chaque carnet, Riblet constate que si un premier ticket gagnant à 20 euros est trouvé, le reste du carnet ne permettra plus de trouver un seul ticket dont le gain serait supérieur a 20 euros.

De plus, la somme des gains inférieurs à 20 euros, une fois additionnée, correspond précisément à 50 euros pour chaque carnet de 50 tickets! Troublant, non ?

Bien décidé à ne plus laisser cette supercherie continuer, Robert Riblet se rend compte que les buralistes eux-mêmes commencent à s’apercevoir du stratagème et arrivent à prédire si les tickets restants d’un carnet s’avèreront des tickets gagnants.

Défendu par Maître Collard, Robert Riblet réclamme alors 2 millions d’euros de domages et intérêts. La Française des jeux, quant à elle, concède que la méthode de répartition des tickets gagnants relève du “hasard prépondérant”. Heu ?

Les 450 000 euros proposés à Riblet par la FDJ sont soit-disant offerts en tant que récompense pour avoir découvert une “erreur” dans la methode de redistribution des gains sur les tickets a gratter. L’algorithme aléatoire censé orchestrer le hasard des tickets aurait donc un leger petit coup dans l’aile. Hélas, dés lors que le hasard est programmé, il n’y a plus de hasard !

Le Directeur du marketing de la FDJ déclare : « Une répartition minimale des petits lots et éviter des répartitions maximales des gros lots dans les livrets, ce qui est permis, conforme aux textes qui régissent nos activités, le hasard doit être prépondérant dans notre activité mais forcément exclusif. » En effet, sur le site de la FDJ, un paragraphe parle de ce fameux « hasard prépondérant », notion très floue qui fait rire les mathématiciens car si le sort est aléatoire, la proportion de gros tickets gagnants ne serait pas de 3%, comme elle l’est actuellement, mais de 18% !

Longtemps censuré à la télévision, Robert Riblet a enfin la chance de voir sa plainte traitée par le tribunal de Nanterre aujourd’hui. Il a su gratter là où ca fait mal et il ne fait aucun doute que Robert Riblet, tel un pitbull, ne lachera pas le mollet de la FDJ ! Qui a dit qu’il etait possible de déssérer la machoire d’un pitbull ? On attend la suite avec impatience …


07/11/2007 : Le rachat de BOSS MEDIA a echoué

La Suède s’enfièvre tandis que le principal actionnaire de Boss Media rejette l’offre de rachat ; les spéculations vont bon train.

Les gros titres des affaires suédoises se sont enflammés ce mercredi avec la nouvelle que les transactions sur Boss Media et la compagnie suédoise rivale Net Entertainment avaient été suspendues temporairement à la suite d’une offre de rachat sur la première.

La nouvelle que Net Entertainment s’était démené pour l’acquisition de son rival s’est répandue, à la suite de la suspension qui a été ordonnée par l’inspection des finances. Néanmoins, le PDG de Net Entertainment Johan Ohman n’a pas voulu faire de commentaires.

Le PDG de Boss Media Michael Hallen a ensuite délivré la déclaration qui suit:

« En conséquence de l’arrêt des transactions d’aujourd’hui dans les actions Boss Media, dû à l’initiative de l’inspection des finances , la compagnie souhaite annoncer que :

« Un des plus gros actionnaires de la compagnie a été, au cours de mardi après-midi, abordé par un groupe intéressant annonçant son intérêt d’acquérir toutes les actions de Boss Media, sous réserve de l’accord du plus gros actionnaire. Au cours de mercredi après-midi, ce dernier a décliné l’offre et a ensuite informé le conseil et la direction de Boss Media. »

Un mot sur l’offre a peut-être été divulgué, car les actions de Net Entertainment ont fait un bond de presque 6% avant que les transactions ne soient suspendues, juste après cette déclaration de Boss Media.

Des déclarations supplémentaires sur l’incident sont attendues plus tard aujourd’hui, en plus de l’annulation de la suspension des transactions.


06/11/2007 : Woerth VS McCreevy

Un match incroyable a eu lieu cet après-midi dans les bureaux de la Commission Européenne. Un long entretien où Eric Woerth devait expliquer la position de la France vis à vis du jeu en ligne. La France pliera t-elle ou maintiendra t-elle son monopole envers et contre tous ? La rencontre tant attendue entre Eric Woerth, ministre du Budget et le commissaire McCreevy a eu lieue cet après-midi.

Que s’est-il passé ? La France refuse la légalisation immédiate du jeu en ligne et souhaite que la régulation se fasse d’abord dans toute l’Europe, cela permettra ainsi d’acceder a tous les marchés européens. La belle affaire… Eric Woerth a egalement souligné que la liberalisation du jeu en ligne en France serait un manque à gagner financier pour le pays. Enfin, le ministre a mis l’accent sur la lutte contre le blanchiment d’argent et les sites illégaux, selon lui ce point noir de l’industrie est néfaste à la regulation du secteur.

De plus, les paris devront être uniquement des paris mutuels, empêchant ainsi les bookmakers de pratiquer les paris à cotes fixes où l’on peut miser sur la couleur des lunettes du premier ministre ou sur le prochain amant de Paris Hilton .

Eric Woerth à egalement précisé que la France veut “garder la main sur l’agrément” ainsi que sur la fiscalité des opérateurs, selon le ministre la france n’acceptera pas le principe de la “reconnaissance mutuelle” selon lequel une licence obtenue dans un pays membre suffit pour opérer dans toute l’Union Européenne.

En Janvier 2008, McCreevy devrait de nouveau rencontrer les ministres français afin de trouver un entendement sur la conduite à adopter. Rappellons qu’en Juillet 2008, la France devrait présider l’Union Européeenne. Les deux parties vont donc s’efforcer de trouver un accord pour Mars.

Clairement, le dossier reste ouvert, posé sur le bureau de ce bon vieux Mc Creevy. Hélas, rien n’est gagné : une fourmi sait porter une très grosse miette de pain.


03/11/2007 : Paris truqués et pots de vin

Les propositions qui exigeraient que les régulateurs du Gibraltar forcent leurs opérateurs de paris à consentir à partager des accords avec le corps dirigeant des sports ont attiré des soucis dans l’industrie du jeu, les autorités régulatrices pensent que que le corps dirigeants des sports devrait prendre un rôle plus actif dans l’attribution de licences de leurs participants.

Des suggestions récentes soumise par Faulkner demandant aux ministres d’écrire a l’Autorité Régulatrice (GRA) des Jeux du Gibraltar sur la question des bookmakers étrangers qui refusent de mettre en oeuvre des accords d’information sur l’exchange avec les corps sportifs du ROYAUME-UNI, ont suscité des réactions mitigées dans l’industrie.

Mr Faulkner a récemment dit à la Chambre des lords que tandis qu’il croit le ROYAUME-UNI l’industrie de paris terrestre entrera dans l’information, partageant ainsi des accords avec le sport dirigeant comme l’exigent leurs conditions générales de licence “… il y a évidemment une difficulté quand on en vient aux organisations de paris extraterritoriales, particulièrement celles autorisés par des régulateurs plus détendus.”

Faulkner a noté que le Gouvernement du ROYAUME-UNI doit aussi être préparé pour prendre une ligne beaucoup plus dure avec des juridictions étrangères qui donnent une licence aux opérations de paris visant les clients britanniques. Du moins, ils devraient insister pour que Gibraltar et Malte appliquent les mêmes standards que ceux qu’ils ont exigé des juridictions nouvellement inscrites à la white list, notement l’Île de Man et Alderney.

Il a choisi Gibraltar, comme l’autorité de licence sous laquelle Victor Chandler fonctionne, pour échouer à imposer un échange d’informations sine qua none à l’obtention de licence. “L’Association du Football a demandé à cette société (Victor ChandlerI) de lui donner l’occasion de voir les systèmes qu’il utilise pour assurer l’intégrité dans le pari sportif et d’envisager la signature d’un accord d’echange d’informations; Faulkner et l’Association du Football attendent toujours une réponse appropriée.

Faulkner, a présidé une société de paris et un groupe de jeux en 2005, il a également aidé avec l’Association du Football (FA) à des enquêtes sur les infractions de son autorité E8, règle qui limite le pari par les participants du sport.

L’enquête de l’Association du Football centrée sur des allégations faites en novembre dernier par un ancien employé de Victor Chandler [VCI] qui a prétendu que quatre Premiers managers de Ligue avaient placé des paris de £12m sur les premiers jeux de ligue. Selon les règles de l’Association de Football, on interdit aux participants du sport de placer des paris sur des compétitions dans lesquelles leurs équipes propres participent mais il est largement clair que les allégations en question étaient basées sur des documents contrefaits.

Les représentants de l’industrie du pari sportifs croient que la critique de Gibraltar est mal placée et que plus largement, la question de la division d’information avec des corps non-statutaires à un marché de paris à travers une dimension internationale est intensément problématique.

Mark Davies, le directeur général de Betfair a dit “je présume que Mr Faulkner ne vise pas Gibraltar parce que c’est Gibraltar, mais parce que la plupart des bookmakers extraterritoriaux faisant face au Royaume-Uni sont basés là-bas.”

Tandis qu’il y a une prétendu “liste blanche ’ des pays dont les opérateurs sont approuvés pour faire de la publicité pour leurs services au ROYAUME-UNI, cette liste inclut seulement Alderney et l’Île de Man.

Le Gibraltar a été inclus comme une partie du ROYAUME-UNI pendant l’élaboration de la Commission des Jeux, mais Faulkner indiqua qu’il a cru que le Gibraltar avait demandé l’inscription à la liste blanche après le passage de la Commission des Jeux.

Cependant, les observateurs pragmatiques notent que le même privilège de publicité au ROYAUME-UNI s’étend aux licenciés de tous les Etats membres d’UE et l’imposition de standards communs sur ces pays s’avererait impossible étant donné les approches largement variantes des types de paris sportifs et au vu de la protection de données récoltées en Europe.

Clive Hawkswood, le Directeur du groupe Remote Gambling Association (RGA) a dit : “Ce n’est pas parce que quelqu’un ne règule pas de la même manière que le ROYAUME-UNI que cela signifie qu’ils ne sont pas de bons régulateurs. Il y a des problèmes réels avec la remise de l’information aux autorités non-statutaires qui font ce que nous savons avec.

“Il est certainement possible de faire signer aux clients une renonciation à leurs droits sous la loi informatique et libertés mais cela doit être dans le contexte des activités criminelles qui peuvent avoir lieu et pour la plupart, transgrer les règles d’une association sportive n’est pas une activité criminelle.”

Hawkswood note que dans l’histoire de l’Association des Bookmakers britanniques, il y a eu environ 15 cas où les participants ont soulevé des problèmes, mais dans presque chaque cas, les problèmes ont été mis en évidence par des bookmakers plutôt que par les corps dirigeants sportifs eux-mêmes. Certes, l’histoire des enquêtes propres à l’Association de Football dans l’activité de paris sportifs interdits est inégale.

En 2005, Betfair a coopéré avec l’Association de Football dans la remise de détails de clients et des rapports de paris sur le marché controversé touchant à la nomination du Portsmouth suivant FC le manager - un marché où £17 000 000 ont été financé. Cependant, l’enquête de l’Association a eu un temps d’arret quand le nommé Harry Redknapp a refusé de partager ses détails de compte bancaire avec eux, mettant en évidence la faiblesse d’une telle approche.

En parlant à la Commission des jeux, Mr Faulkner a concédé que “ Il est certain que le football doit avoir ces information si il veut conclure une enquête couronnée de succès conformément à la règle E8-chose qu’ils n’ont pas été capables de faire jusqu’ici.”

Hawkswood croit que la solution peut s’envisager en distribuant des licences dans le sport professionnel, chose que l’industrie des courses de chevaux fait déjà, et qui permettrait au sport d’exclure ceux qui transgressent ses règles. “Les professionnels des courses traitent en donnant une licence à ses participants, mais avec d’autres sports, c’ est presque comme s’ils ne peuvent pas donner une licence à leurs participants , donc ils s’attendent à ce que des opérateurs bookmaking règlent les problèmes pour eux,” a dit Hawkswood.

Hawkswood croit que le cas de Victor Chandler “n’est pas un exemple pour partir à la guerre ” et prévoit qu’a la fin, un mémorandum moins formel de compréhension sera probablement consenti entre des bookmakers du Gibraltar et le corps sportifs. Mr Faulkner accepte aussi que le résultat le plus probable sera une entente mutuelle, “… Aussi longtemps qu’il faudra faire des rapports, nous en ferons. Et celà tant qu’il y aura des soupçons planant sur des gens agissant pour affecter l’intégrité du sport.”

En regardant plus loin, l’exécution d’information partageant des accords comme la partie d’exigences liée à l’obtention de licence de jeux peut être une noix plus dure pour forcer au-delà des juridictions en première ligne delivrant des licences de jeux.

Mr Faulkner est cependant décidé. “Si vous avez un opérateur dans un pays EEA fonctionnant contre l’intérêt public et si le DCMS est satisfait alors que l’intérêt national est endommagé, je crois qu’il peut utiliser son pouvoir primordial conformément au Traité de Rome pour bloquer la publicité au Royaume Uni de cet opérateur.” Il faut maintenant savoir si le gouvernement du ROYAUME-UNI a l’envie de confronter les régulateurs de l’Italie, de l’Espagne et de Malte sur la question.


02/11/2007 : Les basques parient sur William Hill !

William Hill et Betfred étaient deux des trois sociétés choisies pour des licences de pari sportifs par le Gouvernement basque autonome, mais Ladbrokes, Stan James et Intralot semblent être mis de côté.

Le gouvernement basque a dévoilé hier les trois sociétés qu’il a choisies pour faire fonctionner les premiers magasins de paris de la région - William Hill et Codere avec les opérateurs basques locaux Garaipen Victoria Apustuak, Betfred et Euskal Kirol Apostuak d’Ekasa et enfin la société locale Tele Apostuak. En somme, sept sociétés se proposent pour une des trois licences pendant une période d’application de deux mois qui a expiré en juillet, y compris Ladbrokes proche de son partenaire espagnol Cirsa, le géant des loteries greques Intralot et le bookmaker du ROYAUME-UNI Stan James.

Les candidats ayant échoué auront un mois pour faire appel à la décision du gouvernement basque une fois que les détails finaux seront publiés dans le journal officiel du gouvernement.

Le Pays basque est devenu seulement la deuxième région espagnole à réguler le pari sportif en 2005 où on est passé à une loi permettant à trois opérateurs autorisés d’ouvrir entre 8 et 25 magasins de pari sportifs chacun, avec un maximum de 10 terminaux de paris par magasin. Selon la Loi de 95, on leur permettra aussi de largement faire de la publicité pour leurs services de paris. On s’attend à ce que les premiers magasins s’ouvrent un jour ou l’autre au début de 2008.

L’obtention d’une des licences basques est une nouvelle significatives pour William Hill et Codere particulièrement parce que les deux sociétés espèrent étendre leur marque ‘Victoria’ de magasins de paris partout en Espagne tant que les règlements le permettent. Codere et William Hill ont aussi conjointement demandé une licence de paris dans la région de Madrid, le seul autre territoire à donner une licence aux paris sportifs.

William Hill et Codere possèdent 67 % de Garaipen Victoria Apustuak, les 33 % restants étant divisé entre des sociétés de médias basques et des opérateurs de jeux divers. Codere a annoncé hier qu’il investirait 31.6 millions d’euros dans cette opération basque qui créera plus de 200 nouveaux emplois dans la région.

Par contraste, les nouvelles sont une rechute pour Intralot et Ladbrokes/Cirsa, les deux sociétés ayant eu des licences en attente dans la capitale espagnole. William Hill, Ladbrokes et Intralot attendent pour obtenir leurs licences de pari à Madrid vers la fin de novembre. Bwin a aussi annoncé son intention de chercher une licence à Madrid pour ouvrir des magasins de paris sportifs en conjonction avec Betbull, mais le bookmaker Basé en Autriche ne va pas se voir attribué de licence avant l’année suivante.

Madrid et le progrès du Pays basque, comme les premières régions à réguler le pari sportif, seront observées avec le grand intérêt par les autres régions espagnoles, y compris Valencia et l’Andalousie, tout ceci pour considérer au mieux la présentation de leurs règlements propres afin de couvrir l’activité.


02/11/2007 : La France veut jouer selon ses propres règles

Il y a deux jours, on apprends que le monopole Français ne craquera pas, que la France préfère payer uneforte amende et tenir les concurrents du PMU au-delà de la frontière. Aujourd’hui, boom ! Nouveau revirement : le bruit court que la France accepterait de légaliser les jeux en ligne mais s’apprêterait à pondre un gigantesque cahier des charges dans le but de soit disant limiter le blanchiment d’argent et de protéger les joueurs. Le volume et la nature des jeux seront donc sévèrement contrôlés.

Eric Woerth, ministre du budjet, rencontrera la Commission Européenne le 6 Novembre 2007 afin de soumettre le cahier des charges en question. Le ministre devra soumettre un projet cohérent pour que la Commission Européenne accepte cette régulation tant attendue. C’est clair, l’état français ne sait plus bien sur quel pied danser et on le sent bien… Outre le fait que la France semble vouloir absolument jouer selon ses propres règles, on ne peut s’empêcher de penser que dans tous les cas, si le projet est rejeté par Bruxelles et que l’etat français est traduit devant la Cour Européenne, l’amende infligée sera vraiment très faible par rapport aux revenus avérés du PMU et de la Française des jeux. Réponse le 6 Octobre et d’ici là, certains marcheront à l’ombre …


01/11/2007 : Coup de bluff

Si vous êtes assis à une table de poker, que vous avez déjà perdu pas mal d’argent, que vous n’avez en main aucune combinaison valable et que c’est à votre tour de jouer, vous avez deux solutions : vous coucher ou bluffer. Si vous vous couchez, vous perdrez votre mise, si vous bluffez vous pouvez encore gagner à condition d’être convaincant. Se basant sur ce principe simple, la France a préféré le bluff et a dit « NON ». Non, à la concurrence européenne, non à la perte en chiffre d’affaire du PMU et de la Francaise des Jeux…

La France, acculée par la Commission Européenne, n’en démord pas : le jeu en ligne ne s’ouvrira pas à la concurrence européenne. Qui l’eût cru ? A l’heure où Petter Nylander, directeur d’Unibet, une entreprise suédoise de prise de paris sportifs en ligne est arrété par la police néerlandaise et extradé ensuite en france, les jeux semblent faits. Unibet n’est pas la seule société a en avoir décousu pour les mêmes raisons : activité illégale ! Manfred Bodner et Norbert Teufelberger de Bwin, Emmanuel de Rohan Chabot de Zeturf, tous ont eu maille à partir avec les tribunaux français…

Nous attendions impatiement la réponse de l’état français à la demande de Bruxelles consistant à ouvrir le marché des jeux aux sociétés de paris licencées en Europe. Et si je l’avais pu, j’aurais parié que la France finirait par plier : or, grosse surprise, c’est le refus ! Actuellement, il n’existe pas encore de texte officiel signalant ce refus mais un diplomate se serait exprimé sur le sujet, anticipant ainsi la parution de textes plus formels. En clair, sous prétexte de protéger le consommateur et de continuer à lutter contre l’argent sale, la France refuse d’ouvrir son marché à la concurrence. Aberration, incompréhesion, cauchemard : c’est le véritable choc.

Le ministre français Eric Woerth, et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, rencontreront mardi 6 Novembre 2007 le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Charlie McCreevy. Evidement, ce dernier risque de ne pas apprécier du tout la décision de la France et cela risque bien de se terminer par un bras de fer menant tout droit à la Cour de Justice européenne.

Cette décision si tardive est à la fois inattendue et tout à fait illogique. Comment la France entend-elle préserver un monopole des jeux aussi hermétique au business européen ? On peut penser qu’il ne s’agit là que d’un terrible coup de bluff permettant de gagner encore quelques mois avant de libéraliser les paris en ligne. En effet, alors qu’il y a eu déjà un coup de théatre en Italie pour un refus de licence dans des conditions plutôt vaseuses, Bruxelles a su trancher vif la question et a vraiment mis en application la notion de « libre circulation des biens et des services en Europe. ». En d’autres termes, la France espère peutêtre arriver à une légalisation à sa sauce : un soupçon de TVA, une grosse cuillérée d’impôts, une rasade de charges patronales, une bonne pincée de flicage et hop, à table !?!

Soyons sérieux … La libéralisation va avoir lieu, il ne peut en être autrement compte tenu que la Commission Européenne à déjà largement statué et agit sur le sujet avec de nombreux pays! Nous assistons là à un formidable coup de bluff de la part des autorités françaises qui espèrent aussi probablement entrainer d’autres pays européens dans la voie du « NON AU JEU EN LIGNE OUVERT A TOUS ! ». Pourquoi avoir demandé un délai supplémentaire à la commission européenne ? Pourquoi avoir feint initialement de vouloir eviter le passage devant la Cour Européenne si c’est pour finalement y aller malgré tout ? De toute évidence, le pays de Marianne cherche a gagner du temps et ce temps-là c’est de l’argent ! Enfin, disons que c’est surtout de l’argent qui n’ira pas dans les poches des concurrents européens… Mais il est utile de se rappeller que les français ne sont pas les premiers à tenter de s’opposer à l’ouverture du marché des jeux ou du moins à tenter de préserver un semblant de monopole… Cette légalisation s’assortit forcément de règles propres au marché interieur et ces règles varient en fonction des pays, certes, mais il est impensable que seuls les entrepreneurs terrestres puisent exercer en ligne auprès du public français, il est également impensable d’imposer un prix de licence exhorbitant “à la française” visant à rebuter les plus acharnés.

Tandis que certains pays se transforment en véritable eldorado des jeux, la France préfère bluffer et perdre du temps. Les meilleurs joueurs ne sont pas forcément des adpetes du bluff car cette méthode ne paie pas toujours ! Par opposition, Malte est devenu un véritable paradis pour les sociétés du jeu en ligne : une fiscalité avantageuse pour les professionnels avec la possibilité de payer seulement 5% d’impôts, des licences de jeu à des prix réellement abordables et un contrôle assidû exercé par la LGA afin de lutter contre la fraude et le blanchiment. On ne peut que constater un énorme fossé entre la France et Malte. Les sociétés de paris en ligne fleurissent à Malte et participent activement à l’economie du pays, facteur important de dévellopement.

En un mot comme en cent, malgré ce refus de libéralisation exprimé si tardivement, nous sommes en droit de penser que les methodes d’intimidation et le refus d’obtempérer de la France constituent à la fois une façon détournée de gagner du temps et un essai ultime de garder la main sur un marché juteux “monopolistique” depuis tant d’années. Reste à voir comment l’entretien de mardi prochain se passera, mais la France bluffe, le sait et va droit dans le mur.


01/11/2007 : 200 000 € pour la liberation de Nylander

Petter Nylander a été entendu hier une heure et demie par un juge français à Nanterre et a été enfin relâché moyennant le versement de 200 000 euros de caution !

Nylander a déclaré que son arrestation etait vraiment une entrave au traité européen et qu’il fallait absolument que le monopole d’etat cesse de toute urgence.

À sa sortie Nylander a fait remarquer : “Unibet, la société que je dirige, se soumet toujours à la loi. Nous sommes transparents et nous promouvons le concept du jeu responsable.

“Notre société est européenne; nous sommes inscrits sur l’Échange nordique OMX et somms vérifiés sur une base régulière. Le fait qu’il y ait de nombreuses poursuites judiciaires en cours contre des opérateurs responsables comme Unibet n’a aucun sens quand le gouvernement français a publiquement mentionné l’ouverture de son marché de jeu en ligne.

“De telles mesures servent seulement un but - les intérêts commerciaux de deux monopoles Publics de la France. Il y a un besoin urgent de la réforme de ce marché où les actions de ces opérateurs monopolistes sont dans l’indifférence complète des Traités Européens et des intérêts des joueurs français.”

Ragnar Hellenius, plus tôt ce matin à Stockholm, a dévoilé les résultats du troisième trimestre de la société.

Les résultats ont montré que l’opérateur a su rebondir avec un chiffre d’affaires amélioré et des marges plus interessante, mais la rentabilité reste stationnaire. Pour le troisième trimestre 2007 l’opérateur basé à Wimbledon a annoncé un bénéfice avant impôts de £6.9 millions contre £7.5 millions l’année auparavant. Le bénéfice avant impôts concernant la periode de janvier à septembre 2007 était de £17.4 millions contre £21.1 millions l’année d’avant.

Sur une note encourageante, Hellenius à annoncé que le nombre de clients actifs jouant au site d’Unibet avait grandi et atteignait désormait 257,312 contre 214,042 en 2006, cette progression étant dûe en grande partie à des activités accrues de marketing incluant son association avec Liverpool FC et son patronage d’un nouveau canal TV finlandais traitant de poker, à savoir Pokeritähti.

La présentation a été éclipsée par la détention de Nylander et l’incertitude que cette détention a créée auprès de marchés comme la Hollande, la Belgique et la France, marchés au coeur des activités d’Unibet. Hellenius a néanmoins dit aux analystes ahuris : ‘ Le marché français est vraiment bon et nous voyons beaucoup d’essor au Pays-Bas et en Belgique. ”

Nous ne pouvons que souhaiter a Unibet de se remettre bien vite de l’arrestation de son CEO.


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