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30/06/2007 : De plus en plus de joueurs en Norvège

La Commission du Jeu Norvégienne a sorti un rapport reprenant les chiffres de 2007 sur le jeu en ligne. Le marché est en croissance, mais la plupart des bénéfices vont à des sociétés étrangères.

Les chiffres de 2007 révèlent que le marché du jeu en ligne en Norvège s’est accru de 6,1% l’année dernière, atteignant un total d’environ 244 000 joueurs sur Internet.

La Commission du Jeu Norvégienne a sorti un rapport qui montre un problème du doigt : la grosse majorité des profits générés par le jeu en ligne va à des sociétés étrangères, le marché n’étant pas suffisamment développé en Norvège. Sur les 1,4 milliards de dollars dépensés par les Norvégiens sur des sites de jeu en ligne, plus de 80% le sont auprès d’opérateurs étrangers.

D’autres chiffres ont été sortis sur la base d’études statistiques réalisées sur un échantillon de 10 000 Norvégiens. 12% des hommes adultes ont parié en ligne en 2007, contre à peine 2% pour les femmes. Les jeux de casinos n’ont pas la cote, manifestement, puisqu’ils représentent à peine 7% des paris effectués, contre 48% pour la loterie nationale, 28% pour le poker, et 27% pour les paris sportifs. En ce qui concerne les nouvelles méthodes de pari par téléphone mobile, elles ont concerné l’année dernière à peine 9% des joueurs.

Les sites préférés des Norvégiens sont sensiblement les mêmes que ceux des autres joueurs européens ; dans l’ordre : Unibet, Betsson, et Expekt. Le quatrième site est scandinave, c’est NordicBet, qui empoche 11% du marché.


28/06/2007 : Quand NETeller devient NET-t'a l'heure...en retard et hors course! Bouh!

En raison d'une enquête américaine en cours, et des comptes annuels de NETELLER audités par le fisc américain actuellement, les rapports aux actionnaires ne seront pas envoyés avant le 31 décembre 2007.

Toujours pas de carte neteller... Actions suspendus en bourse et paiements des joueurs americains retenus ...

Rappelons que Neteller avait negocié une solution avec le DOJ Americain ( Department of Justice ) pour "rendre" l'argent bloqée des joueurs américains.

Soeur Anne ne vois-tu rien venir ? Bonnet d'ane, tout simplement !


27/06/2007 : France, Grèce et Suède : la sanction !

La Commission européenne a pris de nouvelles mesures legales afin que s'ouvrent enfin les marchés des pari sportifs en France (3eme lettre avant la haute cour de justice tout de même!) , en Suède et en Grèce (rappelons qu'en Grece, jouer au gameboy dans la rue peut entrainer la...prison). Il s'agit-là de mesures trimestrielles sur les autorités de ces 3 etats refractaire. Plus personne ne semble croire à l'etat croupier qui a permis au mineurs de jouer pendant des années durant, avec plus de 40 millions d'euros soutirés aux mineurs.

La Commission Européenne a enfin publié son avis officiel quant à la position de la France, de la Grèce et de la Suède vis à vis du jeu en ligne et plus précisément vis à vis de la prise de paris sportifs sur internet. La Commission Européenne estime notamment que la France s'oppose à la notion de libre prestation des services en Europe et un délai de deux mois est octroyé à la France pour modifier sa loi sur les jeux d'argent, ce qui revient à accepter une concurrence Européenne.

Pour la Française des jeux, les paris sportifs en ligne représentent seulement 0,1% du chiffre d'affaire annuel. Le PMU, de son côté, est bien sûr absolument éffondré. Des emissions télévisées françaises ont permi au PMU de s'exprimer et de déclarer que le monopole du PMU en terme de paris sportifs permet à des milliers d'employés de faire vivre la filière chevaline en France et que l'ouverture à d'autres acteurs européens risque de compromettre cet équilibre fragile. Il semble que le PMU soit un peu à court d'argument...

L'argument "jeu responsable", véritable cache-sexe mensonger utilisé à tire larigot, ne fait plus rire personne, la Française Des Jeux ( FDJ ) mettant des distributeurs automatiques dans les gares sans aucun contrôle sur les acheteurs, offrant aussi ses jeux addictifs dans les bar, ou l'alcool coule à flot. Le PMU tente de balbultier "filière chevaline", alors qu'il est clair qu'une création de licences dans les états ouverts permettrait d'attirer operateurs "propres" et donc des capitaux en France! A quand la vrai rupture? Mort au mensonge, tous au casino!

Dans le cas où la France maintiendrait ses positions, la Commission pourra alors saisir la Cour de justice Européenne. Il restera ainsi un an à la France pour s'exécuter. La France risquerait donc une très forte amende ainsi que la réclammation de domages et interets à verser aux opérateurs européens qui n'ont pas pu librement exercer leur activité en France.

La France ne devrait pas continuer a faire la forte tête... Il est d'ores et déjà question de délivrance de licences de jeu afin d'aider a la régularisation de l'activité de paris sportifs en ligne sur le territoire Francais. Cette régulation devrait s'assortir également d'un complement legislatif visant à reguler et autoriser le poker ainsi que les casinos en ligne.

Voici le communiqué officiel de la Commission Européenne :

Source : EUROPA. EU

http://www.europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference= IP/07/909&format=HTML&aged=0&language=FR&gui Language=en

IP/07/909

Bruxelles, le 27 juin 2007
Libre prestation des services: la Commission prend des mesures pour lever les obstacles à la prestation de services de paris sportifs en France, en Grèce et en Suède
La Commission européenne a pris des mesures afin de mettre un terme à certaines entraves à la libre prestation des services de paris sportifs en France, en Grèce et en Suède. Après avoir examiné les réponses de la France et de la Suède aux lettres de mises en demeure envoyées en avril et octobre 2006 (voir IP/06/436 et IP/06/1362), la Commission a officiellement demandé à ces deux pays de modifier leur législation. Les demandes officielles prendront la forme d’«avis motivés», qui constituent la deuxième étape de la procédure d’infraction prévue à l’article 226 du traité CE. En l’absence de réponse satisfaisante dans un délai de deux mois, la Commission pourra saisir la Cour de justice des Communautés européennes. Par ailleurs, la Commission a décidé d’envoyer à la Grèce une demande officielle de renseignements sur les restrictions que la législation nationale impose à la prestation de services de paris sportifs. Cette demande prend la forme d’une lettre de mise en demeure, la première étape de la procédure d’infraction prévue à l’article 226 du traité CE. La Grèce dispose d’un délai de réponse de deux mois.

France et Suède

Les précédentes lettres de mise en demeure de la Commission avaient pour but de vérifier si les restrictions concernées étaient compatibles avec l’article 49 du traité CE, qui garantit la libre prestation de services. La Commission a estimé que ces restrictions n’étaient pas compatibles avec le droit communautaire existant et que les États membres n’avaient pas démontré que les mesures qu’ils ont prises pour limiter la libre prestation de services de paris sportifs sont nécessaires, adéquates et non discriminatoires. En outre, de l’avis de la Commission, les organismes nationaux existants ne peuvent être considérés comme étant sans but lucratif puisqu’ils sont soumis à des objectifs stricts en matière de chiffre d’affaires annuel et qu’ils font souvent appel à des points de vente privés pour commercialiser leurs divers services de paris. La Commission a examiné la prestation transfrontalière de services de paris sportifs, mais aussi des questions telles que la publicité et le parrainage.

En France, les dispositions législatives nationales qui font actuellement l’objet d’un examen par la Commission ont mené à des menaces de poursuites et à des condamnations pénales de directeurs de sociétés de paris sportifs titulaires de licences dans d’autres États membres. Ces dispositions ont également influé sur des accords de parrainage dans le domaine du football et plus récemment, elles ont mené à l’exclusion d’une équipe cycliste de certaines courses.

Grèce

De même que pour les précédentes affaires de paris sportifs, la Commission souhaite vérifier si les mesures nationales concernées sont compatibles avec l’article 49 du traité CE, qui garantit la libre prestation de services.

Contexte

La décision de la Commission de vérifier la compatibilité des mesures en question avec le droit communautaire est fondée sur les plaintes de certains prestataires de services contre dix États membres et sur les informations recueillies par les services de la Commission. À l’exception de l’Autriche, où la plainte porte sur la législation des casinos, toutes les plaintes concernent les restrictions qui s’appliquent à la prestation de services de paris sportifs, notamment l’obligation d’obtenir une concession ou une licence d’État et ce, même pour un prestataire titulaire d’une licence en bonne et due forme dans un autre État membre. Dans certains cas, des restrictions s’appliquent également à la promotion ou à la publicité des services, ainsi qu’à la possibilité, pour les citoyens de l’État membre concerné, de participer aux paris. La Commission a discuté avec tous les États membres des restrictions qui ont été imposées et elle a été satisfaite des réponses positives qu’ont fourni certains d’entre eux, notamment l’Italie et l’Autriche. D’autres discussions sont prévues, l’objectif étant de parvenir pour tous les États membres à des solutions satisfaisantes et concrètes.

Selon un précédent arrêt de la Cour de justice des Communautés européennes, toute restriction répondant à des objectifs d’intérêt général tels que la protection des consommateurs doit être «cohérente et systématique» dans la manière dont elle limite les activités de paris. Un État membre ne peut invoquer la nécessité de limiter l’accès de ses citoyens aux services de paris si, dans le même temps, il les incite à participer aux loteries nationales, aux jeux de hasard ou aux paris qui bénéficient aux finances de l’État.

Les informations les plus récentes sur les procédures d’infraction engagées contre les États membres peuvent être consultées à l’adresse suivante:

http://ec.europa.eu/community_law/eulaw/index_fr.htm


27/06/2007 : La Grèce est mise au pli

Contraintes par la Commission Européenne par un arrêt rendu le 26/10/2006,les autorités Grecques vont devoir "lever le pied" en ce qui concerne leur interdiction totale des jeux en ligne et de hasard. En effet, la Grèce, par sa position, ne respecte pas certains principes du marché intérieur. Cette attitude serait une entrave à la libre circulation des marchandises, à la liberté d'établissement et à la liberté de prestation de service.

La Grèce, ayant eu des réticences à se plier à la décision de la Cour de Justice Européenne, un avis motivé de la part de la Commission lui a été adressé. Ainsi, si la Grèce n'emploie pas les moyens nécessaires pour se soumettre à cet arrêt dans les deux mois suivant son "rappel à l'ordre", elle pourrait être sanctionnée au niveau financier par la Cour de justice Européenne.

De même, l'on pouvait lire sur le Parisien du 26 juin 2007, que la France allait se voir infliger le lendemain une procédure d'infraction par la Commission Européenne. Le PMU et la Française des jeux étaient ici visés, la France refusant de se plier aux règles Européennes en interdisant aux concurrents des opérateurs historiques de vendre des jeux de casinos, de poker en ligne ou de paris sportifs en France.

Rappel de l’affaire C-65/05Objet :

Manquement d’État — Art. 28, 43 et 49 CE et art. 8 de la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil, du 22 juin 1998, prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et règlementations techniques (JO L 204, p. 37) — Règlementation nationale applicable aux jeux électroniques pour ordinateurs.

Dispositif :
En introduisant dans les articles 2, paragraphe 1, et 3 de la loi no 3037/2002 l’interdiction, sous peine de sanctions pénales ou administratives prévues aux articles 4 et 5 de la même loi, d’installer et d’exploiter tous les jeux électriques, électromécaniques et électroniques, y compris tous les jeux pour ordinateurs, dans tous les lieux publics ou privés, à l’exception des casinos, la République hellénique a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu des articles 28 CE, 43 CE et 49 CE ainsi que de l’article 8 de la directive 98/34/CE du Parlement européen et du Conseil, du 22 juin 1998, prévoyant une procédure d’information dans le domaine des normes et règlementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information, telle que modifiée par la directive 98/48/CE du Parlement européen et du Conseil, du 20 juillet 1998. La République hellénique est condamnée aux dépens.


26/06/2007 : La fin du monopole en France !

C'est fini : l'état Français est pris à la gorge par la Commission Européenne ! La Commission européenne a annoncé ce matin son intention ferme d'engager des procédures à l'encontre de la France, de la Suède et de la Grèce concernant leurs marchés respectifs des jeux de hasard, qui devront désormais s'ouvrir à la concurrence, sommés par la Commission Européenne.

Contre toute attente, la Commission Européenne n'a même pas attendu la parution de son texte officiel, initialement prévu demain, pour informer la presse de cette décision tant attendue par tous les operateurs en ligne desirant exercer en Europe.

Il n'y a donc quasi aucune chance pour que la tendance ne s'inverse d'ici la parution demain matin du texte officiel ! Le texte officiel sera d'ailleur posté sur F-A-C dés sa parution.

Alors ... Champagne pour tout le monde !!! Aujourd'hui est un grand jour : le PMU et la FDJ sauront ce que le mot "concurrence" signifie :-)


26/06/2007 : Ne manquez pas le Train des Compensations! Vite, vite!

Avec l'Union Européenne et Antigua faisant une demande de dédommagement vis a vis des Etats-Unis -et leur moue refractaire- par rapport à la decision de l'Organisation Mondiale du Commerce, la liste s'agrandit de jour en jour... Lisez donc:

Selon plusieurs rapports, le Canada, l'Australie et Macao rejoindront l'Union européenne, Antigua et Barbuda en tant que pays faisant une demande de dédommagement contre les Etats-Unis!

Rappelons que les USA, grands et mauvais perdants, ont declaré que "le jeu en ligne" ne faisait pas partie de ses engagements sur le GATS. Encore mieux que les commissions rétroactives, voici la vrai fausse main tricheuse. A l'heure où nous ecrivons ces lignes, les pays membres -ajoutons à cela la Chine et le Japon en sus- réclament 3 Milliards de dollars à l'etat americain. Comme quoi, pas besoin de jouer pour gagner! Jackpot!

Oncle Sam va t-il encore retourner sa veste ou tout simplement changer de chapeau?


25/06/2007 : La fin de l’UIGEA ?

L’UIGEA, ou l’Acte d’Application de l’Interdiction du Jeu sur Internet, a été vivement critiqué depuis son introduction il y a deux ans. Cette réglementation était inapplicable par les services financiers, et leur a fait perdre des millions de dollars. Elle est maintenant enfin remise en question.

Le 24 juin, le Comité des Services Financiers américain a voté la loi H.R. 5767, qui interdit au Département du Trésor et du Système de la Réserve Fédérale de proposer, de prescrire ou d’exécuter toute réglementation concernant l’UIGEA. L’UIGEA est l’acte légal voté en 2006 qui rend le jeu en ligne illégal et interdit aux institutions financières du pays d’effectuer des transactions sur des sites Internet proposant des jeux ou des paris.

Le H.R. 5767 semble être le début de la fin de l’UIGEA, qui a été vivement critiqué depuis son introduction il y a deux ans. Les Américains ont évidemment continué de jouer et de parier en ligne, sur des sites étrangers, et les banques et autres organismes financiers y ont perdu de l’argent. Le Congrès a donc étudié la question et écouté les remarques des institutions concernées, et est arrivé à la conclusion que l’UIGEA devait être complètement revu, puisqu’il ne protège absolument pas les Américains du jeu en ligne, ce qui était son but principal.

En revanche, cette réglementation était inapplicable par les services financiers, et leur a fait perdre des millions de dollars. Des représentants de divers organismes financiers et importantes banques américaines ont témoigné : pour eux, l’UIGEA était une charge supplémentaire dénuée de sens, et l’acte pouvait être interprété de tellement de manières différentes qu’il était impossible de savoir exactement quelles activités étaient légales et lesquelles ne l’étaient pas.

L’année dernière, un premier pas a été fait par le député des Massachussets Barney Frank, l’un des coauteurs du H.R. 5767. Il a introduit l’Acte d’Application et de Régulation du Jeu sur Internet (H.R. 2046) qui, plutôt que d’interdire le jeu en ligne sous toutes ses formes, imposait aux opérateurs de jeu sur Internet d’éviter efficacement le jeu des mineurs et des joueurs compulsifs, et d’assurer le bon fonctionnement des transactions financières, tout en renforçant le contrôle des Etats sur ce domaine pour leur permettre de juger eux-mêmes quelles activités peuvent être permises ou non.

Parallèlement à cette loi, le républicain Jim McDermott, de Washington, a introduit l’Acte d’Application des Taxes et de la Réglementation du Jeu sur Internet (H.R. 5523), qui assure la taxation des activités de jeu sur Internet qui sont réglementées et suivies. D’après une analyse de PricewaterhouseCoopers, ces taxes pourraient générer entre 8,7 et 42,8 milliards de dollars de revenus pour l’Etat en dix ans.

Il semble donc que la fin de l’UIGEA a sonné, moment attendu par beaucoup dans le monde entier.


24/06/2007 : U.S.A. vs U.E : la tension monte dans le dossier de l’UIGEA

Les Etats-Unis avaient jusqu’au 23 juin pour répondre au questionnaire envoyé par l’Union Européenne concernant l’UIGEA. Ils semblent avoir choisi d’ignorer le sujet.

L’Union Européenne avait il y a peu soumis un questionnaire à des responsables de la Maison Blanche à propos de la loi controversée sur le jeu en ligne, l’UIGEA. Cette loi empêche les banques et organismes financiers américains d’effectuer des transactions pour des sites de jeu en ligne, empêchant ainsi dans les faits les joueurs américains de jouer sur Internet.

Mais, en général, d’après un responsable de l’Association du Jeu américaine, le Département de la Justice tend à défavoriser avec cette loi les sociétés de jeu en ligne étrangères, et à fermer les yeux sur les sociétés américaines qui proposent des paris sur la toile. L’U.E. a donc envoyé un questionnaire à la Maison Blanche concernant ces pratiques qu’elle juge discriminatoire envers les sociétés de jeu en ligne européenne. Les Etats-Unis avaient jusqu’au 23 juin pour répondre.

Réponse de la Représentante du Commerce pour les Etats-Unis, Susan Schwab : « il n’y a pas de base pour des allégations « d’exécution discriminatoire » des lois sur le jeu des Etats-Unis ». Point final.

A côté de cela, les Etats-Unis seraient sur le point de déposer une plainte auprès de l’O.M.C. contre l’Union Européenne, concernant les tarifs des technologies et des moniteurs d’ordinateurs. Il semblerait que la bataille soit lancée…


13/06/2007 : Jackpot record pour 18 cents

1 million de dollars pour une mise de 18 cents, c’est ce que vient de décrocher Brian Somers dans un casino en ligne de Partygaming en ce mois de juin 2007. C’est le record de gain pour une mise aussi faible. Lorsque l’écran s’est mis à clignoter, le joueur n’en croyait pas ses yeux. Il a donc éteint et rallumé l’ordinateur et lorsqu’il a consulté son compte au casino, le compteur indiquait bel et bien 1 092 957.68$. Après confirmation du service clientèle du casino en ligne, Brian n’avait plus de doute… il est devenu millionnaire !
Brian a gagné cette somme sur une machine à sous qui porte bien son nom : La roue de la fortune.


13/06/2007 : Jeux en ligne : enfin un reportage objectif sur Canal plus !

Enfin un reportage objectif sur le jeu en ligne à la TV française. Jusqu’à fin juin 2007, Canal + propose à ses abonnés de découvrir un reportage dans le cadre de l’émission « lundi investigation ». Ce reportage au nom de « la guerre des jeux », donne le ton du climat actuel en France, dans le monde du jeu en ligne. On y découvre ou redécouvre l’actualité des derniers mois : arrestation des dirigeants de Bwin, l’affaire zeturf, etc.

Objectivement, le reportage pointe les incohérences de l’Etat français et un certain malaise des dirigeants de la Française des Jeux, dès que les questions deviennent trop incisives.
A quelques jours de la décision de Bruxelles sur le monopole français des jeux d’argent, ce reportage à le mérite d’éclairer les positions de chacun. A ne pas rater !


05/06/2007 : L'EGBA : un combat musclé pour un jeu en ligne propre !

- INTERVIEW EXCLUSIVE EGBA -

1) Qui êtes-vous et que pouvez-vous nous dire sur votre parcours personnel?

Je m’appelle Sigrid Ligné, je suis la secrétaire générale de l’EGBA, l’association européenne des opérateurs de jeux et de paris en ligne. Cette association professionnelle, à but non lucratif, regroupe les sept principaux opérateurs européens : betathome, bwin, Unibet, Partygaming, Carmen media group, Expekt et Interwetten.

Avant d’arriver à l’EGBA en mars 2007, j’ai débuté ma carrière au Service Juridique du Conseil de l'UE et à la Commission européenne. Au cours des dix dernières années, je me suis orientée vers le métier du conseil où j’ai notamment dirigé une agence de conseil en affaires européennes à Bruxelles.


2) Quelle est la fonction première de l'EGBA? Quelle la date de création de votre société ?

L’EGBA (European Gambling and Betting Association)est née en mars 2007 à Bruxelles. Elle remplace l’EBA (European Betting Association) créée en 2003 tout en reprenant ses principes. L’EGBA veut promouvoir la mise en œuvre à l'échelle européenne d'un marché des jeux en ligne concurrentiel, équitable et réglementé. Ce marché doit être accessible aux opérateurs appliquant des normes élevées en matière de jeu responsable garantissant en particulier la protection des consommateurs et la protection des mineurs. L'EGBA estime que les consommateurs devraient avoir accès à un éventail plus large d'opérateurs européens réglementés et bénéficier des meilleures normes de protection. Des objectifs qui pourront sans doute être atteints plus aisément dans le cadre d’une concurrence saine et strictement réglementée que dans des conditions de prohibition et de monopole.



3) Quelles sont les valeurs de l'EGBA? Qu'apportez-vous à vos membres

Nous souhaitons que les joueurs puissent utiliser des sites de jeux en ligne sécurisés, responsables et assurant un haut niveau de protection des joueurs. Les opérateurs membres ont tous développé des outils et des mesures pour empêcher les mineurs de jouer, de prévenir la dépendance aux jeux ou encore de rendre impossible sur leur site tout blanchiment d’argent. L’association défend les intérêts de l’industrie auprès des Institutions européennes et des instances nationales.



4) Comptez-vous accroître l'inscription des sites membres? Ces inscriptions sont elles payantes?

Notre association regroupe déjà les 7 principaux acteurs du jeu en ligne en Europe, qui comme toute association professionnelle, fonctionne sur la base des cotisations annuelles de ses membres. Nous ne sommes pas à la recherche active de nouveaux membres mais sommes ouverts aux candidatures émanant de sociétés répondant à tous nos critères d’adhésion.


5) Comment expliquez-vous le fait que l'EGBA compte davantage de sites de paris sportifs que de casinos ou bien de poker ? Quels sont vos critères d'acceptation ?

Nos critères d’adhésion ne portent pas sur le type de jeux proposés mais sur la qualité des prestataires et des services proposés. EGBA ne regroupe que des opérateurs établis et titulaires de licences européennes et acceptant de mettre en œuvre et de respecter chaque point de notre code de conduite et de nos standards en matière de jeux responsable, de protection des mineurs, de sécurité des jeux et des paiements, et de lutte contre les risques de blanchiment d’argent.

6) Quelles sont vos actions: communication, lobbying, réunions?

Notre principal objectif est de défendre le droit des opérateurs européens de jeux en ligne et de prester, sur la base de leur licence nationale, leurs services dans les autres pays européens conformément aux principes fondamentaux européens. A cette fin nous avons ouvert un dialogue avec les autorités européennes et certaines autorités nationales, et avons décidé de clarifier auprès des médias et de l’opinion publique quels sont les véritables enjeux. Nous avons mis en place un site Internet accessible également en langue française depuis quelques jours (www.egba.eu) qui a pour vocation de favoriser une compréhension commune et un dialogue interactif entre tous les acteurs du marché.


7) Etes vous en discussion directe avec des membres des instances gouvernementales? Si oui, comment se déroule le dialogue ?

Nous avons des contacts réguliers avec les Institutions Européennes. Le dialogue avec les autorités politiques de chaque pays varie. Pour donner l’exemple de la France, nous avons souhaité à plusieurs reprises ces derniers mois noué un dialogue avec des représentants de différents ministères, mais sans résultat pour le moment. Dans d’autres pays européens la discussion est constructive et nos interlocuteurs à la recherche de solutions équitables et responsables.


8) Quel est, selon vous, l'avenir des monopoles d'états en France? D'autres pays vont ils s'ouvrir au jeu bientôt?

A terme, je pense que la France ouvrira son marché pour plusieurs raisons :
- d’abord sur le plan strictement juridique, la France est soupçonnée de protectionnisme et d’enfreindre les règles européennes : en clair elle interdit son marché aux autres opérateurs européens sans apporter la preuve que le PMU et la Française des Jeux ont une valeur ajoutée en matière de protection des consommateurs et de l’ordre public.
- sur le plan économique, la prohibition ne marche pas et d’ailleurs une récente étude a proposé que le marché français soit ouvert à un nombre limité d’acteurs répondant à ces critères stricts en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment
- sur le plan européen, il existe des exemples de pays comme la Grande Bretagne où le jeu est légalisé et réglementé depuis de nombreuses années et qui montrent qu’il est possible d’avoir plusieurs entreprises sur le marché répondant à un cahier des charges strict sans pour autant exposer le joueur davantage.

Mais il est difficile aujourd’hui d’en déterminer le calendrier. Même si la Commission Européenne a ouvert une procédure d’infraction au droit communautaire contre la France qu’elle devrait confirmer le 27 juin prochain, le parlement français a adopté une loi qui va à l’encontre d’une ouverture du marché à des opérateurs autres que le PMU ou la FDJ.


9) Les affilies peuvent ils s'inscrire a l'EGBA et participer activement, soutenir votre action?

L’affiliation n’est pas notre métier principal même si certain de nos membres proposent des programmes de ce type. Il n’est donc pas prévu d’adhésion pour les affiliés. Mais tout soutien en faveur d’une ouverture contrôlée du secteur des jeux en ligne est le bienvenu !

10) Les affilies sont parfois un peu laissés de coté quant à leur statut légal, avez vous des recommandations? Certains de nos membres affiliés sont en France avec un Internet Service Provider francais, qu'en pensez-vous ?

Encore une fois, l’affiliation est un métier différent. Pourquoi ne pas constituer une association professionnelle, comme nous l’avons fait, pour faire reconnaître vos droits ?

11) Quelles seront les dates clefs selon vous, pour l'ouverture du marche Francophone?

Comme je le précisais tout à l’heure, on ne peut pas raisonner en terme de date mais plutôt en terme d’étape. A ce titre, une étape importante pour tous les acteurs du secteur (monopoles compris) va être franchie d’ici fin juin avec la réponse de la commission européenne sur le cas de la France. La Commission va rendre un avis estimant si oui ou non la France a une politique discriminatoire en matière de jeu en ligne.



12) Le gouvernement français tente désespérément de faire filtrer les sites de jeux, pensez-vous qu'il soit possible de porter plainte?

C’est effectivement une possibilité mais ce n’est lutter que contre une partie du dispositif.


13) En attendant, et en vue du traitement assez brutal vis à vis de nombreux opérateurs, notamment Bwin, devons nous encore craindre ces méthodes littéralement cruelles vis à vis des opérateurs et affiliés?

Je ne crois pas que faire passer des sociétés européennes cotées en Bourse comme des entreprises criminelles soit une approche responsable et constructive. Cette approche n’est pas acceptable au sein de l’Union européenne et détourne l’attention des autorités des vrais problèmes : la prise en charge des joueurs en difficultés, la lutte contre les vrais réseaux de blanchiment ou la mise en place de dispositifs et de contrôles visant à prévenir l’accès des mineurs aux jeux d’argent.


14) Partygaming est un membre actif de votre association, pourquoi se sont ils retirés de la France?

Vous avez raison PartyGaming est membre de l’EGBA mais je pense qu’il faut leur poser la question directement !


15) Unibet semble soutenu par le commissaire européen Mr McCreevy. Selon vous, y aura t-il une résolution positive quant à l'imbroglio juridique avec leur équipe de cyclistes?


La vraie question aujourd’hui est la suivante : pourquoi une équipe sponsorisée par une entreprise européenne de jeux en ligne ne pourrait-elle pas participer à des épreuves sportives en Europe alors que dans le même temps, une entreprise en situation de monopole a le droit de le faire avec son équipe cycliste ? Cette situation n’est pas tenable et la Commission européenne l’a fait savoir.

A l’EGBA, nous soutenons l’action d’Unibet pour faire reconnaître ses droits et espérons une issue positive.


16) Le PMU et la FDJ sont particulièrement agressifs, avez vous des commentaires a ce sujet?

L’agressivité tient certainement au fait que ces entreprises craignent pour leurs revenus alors qu’elles sont en fait bien armées pour faire face à des concurrents. Depuis plusieurs années, elles ont développé des jeux, investit massivement en publicité, pris le virage de l’Internet et des services mobiles. Comme toute entreprise, elles souhaitent développer leur activité économique, ce qui est parfaitement compréhensible. Mais être en situation de monopole appelle un certain nombre d’obligations comme la protection des mineurs ou la lutte contre la dépendance au jeu qui ont été mis au second plan. Il aura fallu attendre que la Commission européenne fasse pression pour que les entreprises se rappellent leurs devoirs.

17) Certains pays européens délivrent déjà des licences de jeux. Pensez-vous que chaque pays doit délivrer sa propre licence ou bien qu'une seule licence doit idéalement suffire pour exercer dans toute l'Europe ?

Les opérateurs européens, membres de l’EGBA, qui possèdent déjà des licences européennes sont autorisés à proposer leurs services à tout citoyen européen sur la base de ces licences. Cela est rendu possible en vertu de la libre prestation de services définie par les traités européens. Nous souhaitons donc la reconnaissance par la France des licences détenues en Europe par les opérateurs membres de l’EGBA.

Toutefois, les Etats membres peuvent tout à fait mettre en œuvre un système de licences spécifiques, comme c’est le cas en Grande-Bretagne. Mais celles-ci doivent respecter la réglementation européenne et être justifiées puisqu’elles constituent une restriction du marché.

18) Dans quelle mesure les affiliés francophones peuvent-ils aider votre association dans ses démarches ? Avez-vous quelques guidelines susceptibles de favoriser la légalisation du jeu en ligne au niveau de l'union Européenne ?

Attention, à ce jour, le jeu en ligne en lui-même n’est pas interdit mais il est, dans certains pays, comme la France réservé aux seules entreprises détenant un monopole d’état. Il faut plutôt parler d’ouverture du secteur. Celle-ci doit être maîtrisée c'est-à-dire que tous les opérateurs européens souhaitant offrir des jeux en ligne doivent apporter des garanties fortes en matière de protection des joueurs, de prévention de la dépendance et de lutte contre le blanchiment d’argent. C’est ce que les membres de notre association se sont engagés à faire depuis l’origine.

19 ) Avez vous un mot à faire passer à nos membres affiliés, peut être une petite note d'espoir ;-)?

Pourquoi seulement une petite note ? Même s’il reste du chemin à parcourir avant une harmonisation européenne, de plus en plus de pays européens prennent conscience qu’une situation de monopole ne règle pas tout et qu’elle n’est pas la seule solution pour garantir un jeu responsable. Nous allons donc suivre avec attention les prochaines décisions de la Commission européenne concernant les procédures menées contre 9 pays dont la France. Nous en saurons à la fin du mois de juin !


05/06/2007 : Playtech et Cryptologic : résultats décevants

Les chiffres du premier trimestre 2007 viennent de tomber et les résultats sont plutôt moroses pour les deux éditeurs de logiciel de jeux en ligne.

Playtech peut se vanter d'avoir des revenus en hausse de 14% par rapport au précédent trimestre, mais c'est l'arbre qui cache la forêt. Mais si l'on compare avec la même période de 2006, les revenus sont en baisse de 5%. La conséquence de la fermeture du marché américain commence à se ressentir sur le chiffre d'affaire de la société.

Malgré tout, Playtech voit son activité poker explosée suite à l'acquisition de Tribeca : + 102% par rapport à la même période de 2006.

Cryptologic affiche une baisse de 27% par rapport à la même période de 2006. Une claque, qui le rapproche du chiffre d'affaire de Playtech. Les analystes financiers prédisent un deuxième trimestre encore plus difficile pour la société. Le cours de l'action de Cryptologic ne cesse de s'effondrer à la bourse de Londres


04/06/2007 : Le France Poker Tour perturbé par la police

Depuis plusieurs semaines se déroule le France Poker Tour. Après des qualifications en région, ce week end la séance des éliminatoires se déroulait au « salon des tapis rouges » à Paris. Mais la police est venue perturber le tournoi. Pourquoi ? La réponse se trouve dans le sponsor qui n'est autre qu'Unibet !

Unibet est un site de paris en ligne suédois qui ne cesse de contrarier le gouvernement français, ce dernier souhaitant garder son monople des jeux d'argent, quitte à mettre en avant des prétextes assez farfelus. Les policiers ont saisi les jetons aux couleurs du sponsor, ce qui a nettement perturbé l'organisation du tournoi. Antoine Dorin, l'organisateur des tournois, risque d'être condamné pour « complicité de tenue de maison de jeux de hasard » .

Unibet estimant que le droit européen lui donne raison, fait la sourde oreille aux menaces des RG français depuis plusieurs mois. Unibet qui vient de créer son équipe de cyclisme, n'a malheureusement pas eu les mêmes faveurs que l'équipe de la Française des jeux.

Le comité d'organisation du Tour de France ne souhaite pas voir Unibet dans les cols et sur les routes de campagne française, avec toujours pour leitmotiv, le monopole français sur les jeux d'argent.